Génocide arménien: Alain Juppé juge que la loi «n'était pas opportune»

DIPLOMATIE Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs appelé au «sang-froid» et à la «retenue» après les déclarations d'Erdogan...

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Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a appelé vendredi à Bordeaux "au sang-froid" et "à la retenue", après les déclarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, regrettant des "déclarations sans doute excessives".
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a appelé vendredi à Bordeaux "au sang-froid" et "à la retenue", après les déclarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, regrettant des "déclarations sans doute excessives". — Mahmud Turkia afp.com

Alors que la crise diplomatique s'aggrave entre la France et la Turquie, Alain Juppé  a jugé ce vendredi que la loi votée jeudi pénalisant la contestation de tout génocide - qui a provoqué l'ire d'Ankara - «n'était pas opportune». «Je pense que cette initiative n'était pas opportune, mais le Parlement a voté. (...) Essayons maintenant de reprendre des relations apaisées. Ce sera difficile, j'en ai conscience, mais le temps fera son oeuvre», a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Alain Juppé a par ailleurs appelé «au sang-froid» et «à la retenue», après les déclarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, regrettant des «déclarations sans doute excessives».

«Il y a beaucoup de raisons de maintenir entre la France et la Turquie des relations de confiance et même d'amitié, j'ose le mot», a déclaré le ministre, à Brodeaux. «Je constate qu'il y a eu des déclarations sans doute excessives» a-t-il insisté.