Radiation des listes électorales: Rama Yade dénonce une «cabale»

POLITIQUE Interrogée ce matin par le JDD, l'ancienne secrétaire d'Etat estime que le PS et l'UMP locales l'ont désignée comme «la femme à abattre»...

B.D. avec Reuters

— 

Rama Yade, lors du congrès du Parti radical, à Paris, le 15 mai 2011.
Rama Yade, lors du congrès du Parti radical, à Paris, le 15 mai 2011. — WITT/SIPA

Elle dénonce une «cabale». Rama Yade a accordé ce lundi une interview au JDD, dans laquelle elle affirme que l'annonce de sa radiation des listes électorales de Colombes est une information qui s'est avérée infondée, et qu'il s'agit là d'une «cabale» pour l'écarter des Hauts-de-Seine.

Le maire socialiste de Colombes avait annoncé la semaine dernière que la commission de révision des listes électorales avait proposé la radiation de l'ancienne secrétaire d'Etat aux Sports au motif qu'elle n'avait pas d'adresse sur place. Philippe Sarre aurait ensuite confirmé la radiation à un journaliste, ce que la préfecture a démenti, précise Rama Yade. Sur le site du JDD, Rama Yade précise que la commission de révision a simplement notifié «un changement de bureau de vote, consécutif à un changement d'adresse».

Elle compte porter plainte

Selon elle, Philippe Sarre a donc menti. «Je ne m'explique pas cette attitude (...) Je remercie la préfecture d'avoir rétabli la vérité», dit-elle. Rama Yade, qui est conseillère municipale d'opposition, souligne être locataire depuis le début du mois d'un appartement à Colombes, tout en étant propriétaire dans le même temps d'un logement à Paris. «Ce n'est pas normal qu'un maire, qui n'est même pas membre de la commission de révision des listes, annonce publiquement et entre deux portes ce genre de choses sans en notifier la principale intéressée, comme la loi l'y oblige», ajoute-t-elle.

Pour Rama Yade, l'élu socialiste «craint tellement» sa candidature« qu'il en a perdu son sang-froid» .«Pour détourner l'attention, il a donc monté cette cabale inouïe contre moi», insiste-t-elle. L'ex-secrétaire d'Etat a récemment quitté l'UMP pour rejoindre le parti radical de Jean-Louis Borloo. Elle s'en prend également à l'ex-maire de Colombes, le député UMP Manuel Aeschlimann, qui a déclaré qu'elle ne payait plus d'impôts locaux dans la commune et, estime-t-elle, redoute sa candidature aux législatives de 2012.

«C'est bien parce qu'ils ont peur de perdre leurs places et leurs privilèges que le PS et ce qui reste de l'UMP locale m'ont désignée comme la femme à abattre», avance-t-elle. Rama Yade précise qu'elle portera plainte contre «cette campagne de désinformation».