Jean-Luc Mélenchon dénonce la «super-austérité» de Bayrou et attaque Joly et Hollande

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Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a dénoncé jeudi la "super-austérité" prônée selon lui par François Bayrou (MoDem), attaquant également ses potentiels partenaires à gauche, Eva Joly (EELV) et François Hollande (PS), qui font "allégeance au club des austères".
Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a dénoncé jeudi la "super-austérité" prônée selon lui par François Bayrou (MoDem), attaquant également ses potentiels partenaires à gauche, Eva Joly (EELV) et François Hollande (PS), qui font "allégeance au club des austères". — Patrick Kovarik afp.com

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a dénoncé ce jeudi la «super-austérité» prônée selon lui par François Bayrou (MoDem), attaquant également ses potentiels partenaires à gauche, Eva Joly (EELV) et François Hollande (PS), qui font «allégeance au club des austères».

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, le candidat à la présidentielle a notamment proposé à François Bayrou, qualifié de «politicien roublard», de débattre avec lui pour un «moment assez vivifiant et tonique». Voyant venir au Front de gauche des «renforts» d'écologistes et de socialistes sur le terrain, l'eurodéputé a assuré que voter FG revenait à «acheter une assurance anti-Bayrou».

Bayrou «plus à droite que Sarkozy»

«Eva Joly dans un moment de tendresse assez incompréhensible lui décerne des récompenses par anticipation, François Hollande laisse entendre qu'il pourrait l'avoir dans son gouvernement», et «l'UMP dit pareil!», a-t-il critiqué, parlant d'un comportement d'«allégeance au club des austères» de la part du PS et d'EELV.

L'ex-socialiste a rappelé avoir été chargé en 2007 d'un document contre François Bayrou pour le PS, mais a-t-il ironisé, «à peine la brochure arrivait dans les sections socialistes que la candidate [Ségolène Royal] s'est mis en tête de le rallier!».

Sur le fond, il a également attaqué le candidat centriste : «sur la dette, François Bayrou n'a rien découvert ni en 2007 ni aujourd'hui», «il se trompe radicalement sur le diagnostic» et «fait une erreur de médication» en se prononçant pour la règle d'or. Pour lui, il est même «plus à droite que Nicolas Sarkozy en matière de programmation budgétaire» et «il tuera le cheval sur lequel il pense monter»...