Juppé: le compromis franco-allemand, "réponse" aux interrogations de SP

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Le compromis franco-allemand annoncé lundi par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est "la réponse" aux interrogations de Standard & Poor's qui a menacé de dégrader les six pays de la zone euro notés "AAA", a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.
Le compromis franco-allemand annoncé lundi par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est "la réponse" aux interrogations de Standard & Poor's qui a menacé de dégrader les six pays de la zone euro notés "AAA", a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. — Yasser al-Zayyat afp.com

Le compromis franco-allemand annoncé lundi par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est "la réponse" aux interrogations de Standard & Poor's qui a menacé de dégrader les six pays de la zone euro notés "AAA", a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

"L'accord européen est la réponse à l'une des interrogations majeures de cette agence de notation (SP) qui parlait de l'insuffisance de la gouvernance économique européenne. Nous allons considérablement l'améliorer avec la discipline budgétaire", a affirmé M. Juppé sur RTL.

"L'annonce de Standard and Poor's n'est pas une dégradation, c'est une menace de rétrogradation, a-t-il insisté, et ça concerne l'ensemble de la zone euro, peut-être avec une mention particulière pour la France mais nous savons que nous avons plus d'efforts à faire que d'autres, c'est sûr".

La note de solvabilité de la France est menacée d'un abaissement de "deux crans", à "AA". Pour les cinq autres pays notés "AAA", l'agence ne prévoit, dans le pire des cas, qu'un abaissement d'un cran, à "AA+".

Alain Juppé a assuré que les autorités françaises avaient été prévenues de l'avertissement de l'agence de notation dès lundi matin, soit avant la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris qui a permis de dégager un compromis sur la réforme des traités européens et le renforcement de la discipline budgétaire.

"Ce qui me frappe, c'est le décalage de cette annonce; nous savions ce qui allait se passer hier matin et Standard & Poor's ne savait pas ce qui allait se passer dans la journée, c'est-à-dire l'accord franco-allemand", a poursuivi le ministre.

Cette position de l'agence de notation "était dans les tuyaux alors que le conseil franco-allemand n'avait pas donné ses résultats et ce qui a été salué par tous les observateurs comme vraiment un pas en avant est en grande partie la réponse aux interrogations de l'agence", a également souligné Alain Juppé.

Evoquant les résultats de la rencontre entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy à Paris, M. Juppé a estimé que "le gouvernement économique est en place (...). Chacun y a mis du sien. On est arrivé à un compromis vraiment décisif".