Valérie Pécresse souligne «l'urgence» d'une «réponse européenne crédible»

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La ministre du Budget Valérie Pécresse a déclaré lundi soir à l'AFP que "l'urgence" était d'apporter une "réponse européenne crédible et d'ensemble" pour faire face à la menace de dégradation des notes accordées par Standard and Poor's à 15 pays de la zone euro, dont la France.
La ministre du Budget Valérie Pécresse a déclaré lundi soir à l'AFP que "l'urgence" était d'apporter une "réponse européenne crédible et d'ensemble" pour faire face à la menace de dégradation des notes accordées par Standard and Poor's à 15 pays de la zone euro, dont la France. — Martin Bureau afp.com

La ministre du Budget Valérie Pécresse a déclaré lundi soir à l'AFP que «l'urgence» était d'apporter une «réponse européenne crédible et d'ensemble» pour faire face à la menace de dégradation des notes accordées par Standard and Poor's à 15 pays de la zone euro, dont la France.

«On peut voir cet avertissement comme un encouragement à apporter une réponse très forte et à afficher une unité européenne sans faille» lors du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles, «essentiel pour tous les pays de la zone euro et donc pour la France», a-t-elle insisté.

Pas de nouveau plan d'austérité

Appelant à une «union monétaire et budgétaire complète», Valérie Pécresse, également porte-parole du gouvernement, a estimé que «la mise sous surveillance des six économies triple A de la zone euro montrent que leurs destins sont étroitement liés». La menace de dégradation, a-t-elle enchaîné, s'explique «par les très fortes turbulences que connaît la zone euro et démontre la nécessité de prendre les décisions qui s'imposent, rapidement, pour rétablir la confiance». Rappelant l'accord intervenu le jour même à l'Elysée lors d'un mini-sommet franco-allemand, Valérie Pécresse a estimé qu'il fallait «rapidement afficher une unité européenne autour de la France et de l'Allemagne».

Interrogée sur un éventuel nouveau plan d'austérité en France, la ministre du Budget a estimé que «ça ne serait pas du tout la réponse adaptée». «Aujourd'hui, l'urgence, c'est la consolidation de la zone euro» avec «trois paramètres: la stabilité de la zone qui détermine la confiance, clef de la croissance qui détermine elle-même les déficits».