Porte-parole de Marine Le Pen, Paul-Marie Coûteaux crée un nouveau parti

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L'un des porte-parole de Marine Le Pen pour la présidentielle, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, va lancer un nouveau parti en vue d'une alliance avec le Front national aux législatives de 2012, une initiative diversement appréciée au FN.
L'un des porte-parole de Marine Le Pen pour la présidentielle, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, va lancer un nouveau parti en vue d'une alliance avec le Front national aux législatives de 2012, une initiative diversement appréciée au FN. — Miguel Medina afp.com

L'un des porte-parole de Marine Le Pen pour la présidentielle, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, va lancer un nouveau parti en vue d'une alliance avec le Front national aux législatives de 2012, une initiative diversement appréciée au FN.

Ce parti, le Siel (Souveraineté, indépendance et libertés), "a pour but de rallier les amis de Philippe de Villiers, aujourd'hui en déshérence, et les déçus de Nicolas Dupont-Aignan, qui ne décolle pas", a expliqué mardi soir à l'AFP Paul-Marie Coûteaux, qui a officialisé son ralliement à Marine Le Pen en septembre, sans adhérer au FN.

"J'ai expliqué à Marine (Le Pen) qu'elle ne dépassera jamais un certain socle sans faire d'alliance. Le FN n'a pas la culture du partenariat (...) mais Marine Le Pen approuve mon projet", a ajouté le souverainiste, qui a été propulsé parmi les cinq porte-parole de la candidate à la présidentielle.

Alliance avec le FN

"Le FN est un grand mouvement et Paul-Marie Coûteaux en est parfaitement conscient", a répondu Mme Le Pen à l'AFP, sans voir d'inconvénient à la création de ce parti, dans la perspective d'une alliance aux législatives.

Le vice-président du FN, Louis Aliot, a pour sa part constaté que Paul-Marie Coûteaux avait démissionné, début octobre, de la présidence de son précédent mouvement, le RIF, pour en créer un autre.

"Pourquoi fait-il cela? C'est une excellente question. Mais nous lui avons demandé de ne pas mettre en porte-à-faux la campagne, dont il est porte-parole", a-t-il prévenu.

Discussions à prévoir

"Certains sont contents, pas tous", a convenu Paul-Marie Coûteaux, jugeant que "la culture du Front, c'est un peu +Marine est à nous+".

Ancien député européen, ex-pasquaïen puis villiériste, M. Coûteaux a listé plusieurs points de discussion avec le FN pour un accord aux législatives. Alors que le FN réclame la proportionnelle intégrale, le souverainiste prône un système mixte (majoritaire et proportionnelle) "pour avoir un exécutif fort et éviter un retour à la IVe République".

Ralliements

"Nous sommes pour la baisse de la dépense publique dans les secteurs non-régaliens", a-t-il ajouté, citant "la santé, l'éducation et les affaires sociales. Sur ces points, nous n'avons pas un discours démagogique".

"Il ne m'a pas parlé de ça. Effectivement, il y aura des discussions", répond Marine Le Pen. "Et je crois beaucoup en mes capacités de conviction".

L'annonce de M. Coûteaux intervient sur fond de rivalités avec un autre souverainiste, l'ex-pasquaïen Daniel Fédou, avec lequel le FN discute aussi pour les législatives.

L'ex-député européen a assuré que plusieurs cadres locaux du MPF, le mouvement de Philippe de Villiers, l'avaient déjà rejoint, ce qu'ont confirmé à l'AFP deux d'entre eux, François-Régis Taveau (Gironde) et Christian Le Scornec (Seine-et-Marne).