Arrêts maladie: François Fillon veut bien renoncer au 4e jour de carence (à une condition)

SECURITE SOCIALE En revanche, pas de retour en arrière pour le public...

E.O., avec agences

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François Fillon lors des journées parlementaires de l'UMP à Saint-Cyr-sur-Loire, le 14 octobre 2011.
François Fillon lors des journées parlementaires de l'UMP à Saint-Cyr-sur-Loire, le 14 octobre 2011. — SIPA/ G. Souvant

Une marche arrière sous condition? François Fillon s'est dit ce mardi prêt à renoncer à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé, à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie, a rapporté à l'AFP le député UMP Philippe Meunier.

«Je suis ouvert à toute proposition mais ce qu'il faut, c'est un Ondam [objectif national des dépenses d'assurance-maladie] à 2,5%», a déclaré François Fillon devant le groupe UMP de l'Assemblée, ont rapporté plusieurs députés présents.

«Il est vrai que ça râle chez les députés»

Un groupe de travail va être constitué par les députés UMP pour trouver une telle mesure dans les huit ou dix jours, a indiqué à la presse le président du groupe UMP, Christian Jacob. Un jour de carence dans le privé rapporte 200 millions d'euros à la Sécurité sociale, contre 120 millions dans le secteur public.

«François Fillon a ouvert la porte en disant "si vous avez de bonnes idées, je suis preneur. Pour l'instant, je n'en vois pas"», a rapporté à Reuters le député UMP Bernard Debré. «Il est vrai que ça râle chez les députés.»

Lundi, les députés UMP du collectif  de la Droite populaire avaient écrit au ministre de la Santé pour dénoncer l'instauration de ce quatrième jour.  Selon eux, cette décision, prise «sans aucune concertation» pourrait «peser sur les salariés du secteur privé», en particulier ceux des PME.