«Effraction»: Baroin ne fait pas de commentaire au lendemain du tollé à l'Assemblée

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Le ministre de l'Economie, François Baroin, n'a pas voulu faire de commentaire mercredi matin, après avoir usé la veille du mot "effraction" contre les élus socialistes déclenchant un tollé dans l'hémicycle et l'arrêt de la séance de questions au gouvernement.
Le ministre de l'Economie, François Baroin, n'a pas voulu faire de commentaire mercredi matin, après avoir usé la veille du mot "effraction" contre les élus socialistes déclenchant un tollé dans l'hémicycle et l'arrêt de la séance de questions au gouvernement. — Martin Bureau afp.com

Le ministre de l'Economie, François Baroin, n'a pas voulu faire de commentaire mercredi matin, après avoir usé la veille du mot «effraction» contre les élus socialistes déclenchant un tollé dans l'hémicycle et l'arrêt de la séance de questions au gouvernement.

Interrogé par la presse à son arrivée en commission des Finances sur ses propos polémiques, François Baroin s'est borné à déclarer «pas de commentaire».

L'opposition lui a demandé de formuler des excuses et certains membres du gouvernement ont critiqué le vocable utilisé. Gérard Longuet, ministre de la Défense, a lui aussi conseillé à M. Baroin de s'excuser.

Le ministre de l'Economie doit passer une partie de la journée à l'Assemblée nationale, notamment avec un débat sur le G20 qui remplace la séance de questions d'actualité au gouvernement.

Mardi il avait enflammé l'Assemblée et provoqué le départ des députés de gauche, en répondant dans l'hémicycle à la question de l'un d'entre eux, Pierre-Alain Muet (PS), qui mettait en doute le «courage» du plan d'austérité annoncé lundi.

«Est-ce du courage de mentir, de basculer dans la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à ces vieilles lunes socialistes qui vous ont certes conduit par effraction au pouvoir en 1997?», a alors rétorqué le ministre, avant de répéter aussitôt, face aux premières réactions: «Oui, par effraction!»

L'incident a conduit le président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP) à lever la séance des questions au gouvernement, un fait rarissime.