2012: Hollande refuse une protection «officielle», la police proteste

Avec Reuters

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François Hollande a décidé de se passer pour l'instant de la protection habituelle proposée par le ministère de l'Intérieur, ce qui a suscité mercredi une protestation du chef du service concerné.

 L'entourage du candidat socialiste à l'élection présidentielle a précisé qu'il n'existait aucune méfiance vis-à-vis de l'institution policière ou du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) et qu'une solution négociée interviendrait d'ici la mi-novembre. 

 Cet épisode, relaté en premier lieu par Le Monde daté du 27 octobre, intervient alors que les deux principaux chefs de la police française sont mis en cause par la justice pour une opération d'espionnage de la presse que le Parti socialiste considère comme politique.

«C'est la première fois que le service est mis en cause de cette façon-là, sur ses capacités. Les fonctionnaires ont vraiment été choqués par ce genre d'article, parce que c'est vraiment remettre en cause leur professionnalisme», a commenté Gilles Furigo, chef du Service de protection des hautes personnalités (SPHP).

L'entourage de François Hollande s'est voulu apaisant

 «Il n'y a aucune suspicion l'égard de l'institution policière, ni à l'égard du SPHP», a déclaré à Reuters le député Pierre Moscovici

 «François Hollande choisira le moment venu une protection policière. Il est normal qu'il puisse s'appuyer sur des officiers en qui il a toute confiance», a-t-il dit, ajoutant que le dispositif serait mis en place «autour du 15 novembre».