Présidentielle 2012: Lançant dix propositions pour le programme de l'UMP, Wauquiez veut réserver des logements sociaux «à ceux qui travaillent»

POLITIQUE Le ministre Laurent Wauquiez, patron du club politique La Droite sociale, au sein de l'UMP, énonce dix propositions pour le programme présidentiel de l'UMP...

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Laurent Wauquiez, ministre des Affaires europennes, dans son bureau au Quai d'Orsay, le 20 avril 2011. 
Laurent Wauquiez, ministre des Affaires europennes, dans son bureau au Quai d'Orsay, le 20 avril 2011.  — BISSON/JDD/SIPA

Le leader du club politique la Droite sociale et ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez a proposé ce mercredi de «réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent», parmi une dizaine de mesures lancées pour nourrir le projet UMP en 2012.

«Faire du social dans notre pays ne peut pas consister à le faire en oubliant ceux qui travaillent», a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, entouré de parlementaires de la Droite sociale.

Pour ce faire, Laurent Wauquiez propose d'«incorporer dans les clauses prioritaires d'accès au logement social la prise en compte de l'accès à l'emploi» et de «réserver une partie» des programmes neufs de logements sociaux «aux gens qui travaillent et pour lesquels ça permet d'avoir un accès à l'emploi plus facile». Il n'a pas donné de chiffres sur la part de logements à réserver à ceux qui ont un emploi.

«Je ne dis pas qu'il ne faut plus s'occuper des chômeurs»

Le ministre a cité un rapport du Credoc selon lequel dans les cinq dernières années, 500.000 personnes en recherche d'emploi ont renoncé à un poste qui les aurait contraintes à accroître leurs dépenses de logements. «Je ne dis pas qu'il ne faut plus s'occuper des chômeurs (...) ce n'est pas l'un contre l'autre», a assuré Laurent Wauquiez.

Le ministre avait jeté un pavé dans la mare sur le thème des «dérives de l'assistanat» au printemps dernier en proposant de demander cinq heures hebdomadaires de service social aux bénéficiaires du RSA et de «plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic».

Ce mercredi, la Droite sociale a également prôné l'interdiction des stock-options, sauf pour les PME et les start-up, et l'interdiction des hausses de rémunérations des patrons qui suppriment des emplois.