Législatives à Paris: Rachida Dati charge Fillon sur plusieurs dossiers

POLEMIQUE La députée européenne, qui vise la même circonscription aux législatives, n'y est pas allée de main morte...

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POL EMILE/SIPA

Rachida Dati (UMP), qui brigue pour les prochaines législatives la même circonscription parisienne que François Fillon, s'en est vivement prise dimanche soir au Premier ministre, l'accusant entre autre d'avoir fait recruter le fils de Jean Tiberi au ministère des Finances.

«François Fillon, c'est le Premier ministre de la France, je suis choquée qu'au lieu de s'occuper des Français et de leurs difficultés, il est en Corée, au Japon», a lancé l'ex-garde des Sceaux dimanche sur France Inter/France Culture/le Mouv', se disant «choquée qu'il soit plus préoccupé par son avenir personnel».

«Il faut dire les choses», a-t-elle lancé, ajoutant: «Il a dit à des ténors de la majorité qu'il allait être battu dans la Sarthe. Il a dit "je veux une circonscription acquise à la droite", c'est facile, quel mépris pour la démocratie et pour les électeurs!».

Des promesses

Furieuse depuis l'annonce de la candidature de François Fillon aux législatives 2012 à Paris, elle l'a ensuite attaqué sur son futur point de chute, la IIe circonscription (Ve,VIe,VIIe arrondissement), dont Jean Tiberi, maire du Ve, a toujours dit qu'il la laisserait au Premier ministre.

«Il a reçu Jean Tiberi, il a permis de faire recruter son fils au ministère des Finances à un poste contre l'avis du ministère des Finances, alors que nous réduisons le nombre de fonctionnaires», a accusé l'eurodéputée.

Selon le maire UMP du VIIe arrondissement, François Fillon a même «reçu les élus les uns après les autres pour leur proposer des postes et des tas d'autres choses» et «il vient de recruter quand même à Matignon une personne pour se charger de sa campagne pour Paris et puis il a un beau portrait dans le Figaro à sa gloire».

Toujours candidate

Interrogée sur cette personne recrutée à Matignon, elle a ensuite précisé: «Il a embauché quelqu'un du Conseil de Paris pour effectivement suivre les affaires parisiennes pour son implantation dans Paris».

«Je n'ai pas les mêmes moyens et je n'ai pas son pouvoir», a-t-elle poursuivi. «Ils étaient très contents que je sois un atout au moment de la présidentielle», a argué l'ancienne ministre selon qui le président de la République lui avait «promis» son investiture «en présence de Guéant», l'actuel ministre de l'Intérieur et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

«Je suis candidate aux législatives», a-t-elle encore insisté.