Georges Tron, alors secretaire d'Etat charge de la  Fonction publique, au 40e anniversaire de l'Institut Regional  d'Administration (IRA) de Lyon, a Villeurbanne le 12 avril 2011. 
Georges Tron, alors secretaire d'Etat charge de la Fonction publique, au 40e anniversaire de l'Institut Regional d'Administration (IRA) de Lyon, a Villeurbanne le 12 avril 2011.  — FAYOLLE PASCAL/SIPA

JUSTICE

Affaire Georges Tron: Nouvelle plainte d'une ex-employée

L'ancien secrétaire d'Etat, déjà accusé de viols et d'agressions sexuelles, est accusé d'harcèlement moral par une ancienne assistante parlementaire...

Une nouvelle plainte vient s’ajouter au dossier Tron. Mis en examen le 22 juin pour viols et agressions sexuelles en réunion à la suite des plaintes de deux ex-employées municipales, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique et ex-député-maire de Draveil (Essonne) est cette fois accusé d’harcèlement moral. C’est son ancienne assistante parlementaire, Lucile Mignon, qui l’accuse.

Auditionnée à sa demande durant cinq heures, vendredi, par la PJ de Versailles, cette femme de 41 ans entend «tout raconter», comme le rapporte le Parisien. «Je suis devenue gênante. J’ai été rétrogradée en mairie, effacée de l’annuaire de la municipalité, j’ai été placardisée. J’ai perdu ma dignité», indique celle qui est toujours employée à la mairie de Draveil, en arrêt maladie à la suite d'une dépression nerveuse. C’est pour ce qu’elle estime être des représailles qu’elle porte plainte aujourd’hui. Pour sa part, la mairie de Draveil a démenti la «placardisation» de Lucile Mignon.

«J’étais sous l’emprise de Georges Tron»

Jusqu’ici, la jeune femme avait été un soutien de Georges Tron. Placée en garde à vue en juin dernier, elle n’avait rien déclaré à son encontre aux enquêteurs alors même qu’une des ex-employées du maire de Draveil l’accusait d’avoir été témoin de certains abus qu’aurait commis Georges Tron. Aujourd’hui, Lucile Mignon reconnaît qu’elle a «menti pendant 5 ans» et qu’elle était «sous l’emprise de Georges Tron». Elle conforte même les accusations à son encontre, déclarant dans sa plainte avoir déjà subi un «massage des pieds» de la part de son ancien patron.

«Sous couvert de le réflexologie, il me massait les pieds et puis il m’a demandé à un moment donné si cela me gênait qu’une autre personne intervienne. Madame Gruel est arrivée quelques minutes plus tard dans le bureau et là je me suis retrouvée piégée», a raconté la jeune femme à BFM TV. «J’étais assise, Georges Tron était en face, il me manipulait les pieds, Madame Gruel était derrière moi assise et elle me faisait des massages qui s’arrêtaient au niveau des seins», a-t-elle poursuivi.

«J’ai pu apercevoir que Georges Tron touchait la poitrine de Madame Gruel»

Puis «Georges Tron m’a demandé de fermer les yeux parce que j’étais très tendue (...), ce que j’ai fait et à un moment c’était très calme, je me suis retournée et quand j’ai ouvert un œil j’ai pu apercevoir que Georges Tron touchait la poitrine de Madame Gruel», a ajouté Lucile Mignon qui a alors pris ses affaires et est partie.

«Il appartient désormais au parquet d’Evry de joindre cette plainte au dossier principal», indique une source proche du dossier citée par le Parisien.