Primaire PS: Martine Aubry «très confiante et très sereine» à la veille du vote

POLITIQUE La candidate à la primaire socialiste était sur un marché des Hauts-de-Seine samedi matin...

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Martine Aubry sur un marché à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), le 8 octobre 2011.
Martine Aubry sur un marché à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), le 8 octobre 2011. — AFP PHOTO MIGUEL MEDINA

Martine Aubry est «très confiante» et «très sereine» à la veille de la primaire socialiste à laquelle elle est candidate, a-t-elle déclaré samedi matin lors d'un déplacement au marché d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). La primaire socialiste, «je la sens très bien», «je suis très confiante et très sereine», a-t-elle répondu à des journalistes qui l'interrogeaient sur son état d'esprit à 24 heures du premier tour du scrutin.

Accueillie par le premier secrétaire fédéral du PS Pascal Buchet, le sénateur socialiste fraîchement élu Philippe Kaltenbach et une douzaine de militants socialistes, Martine Aubry est apparue souriante et détendue samedi matin pour un rapide tour de marché. La candidate a choisi les Hauts-de-Seine, ancien fief du président de la République Nicolas Sarkozy, pour achever sa campagne. «C'était symbolique de venir ici dans un département que le président sortant connaît bien», un département où «les écarts sont peut-être les plus grands de France entre ceux qui vont mal» et les plus riches, a-t-elle déclaré.

«Je pense être la candidate du changement profond»

La candidate a arpenté le marché, signé quelques autographes et reçu les encouragements des badauds, qu'elle a encouragé à se rendre aux urnes dimanche. «J'ai envie de dire à chacun: posez-vous les bonnes questions et répondez avec votre raison et votre cœur», a dit Martine Aubry aux journalistes présents. «Qui sera le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy?» a-t-elle interrogé. «Il faudra avoir de l'épaisseur pour se battre contre un régime, un système dont on voit bien qu'il est puissant», a-t-elle affirmé.

Rappelant ses priorités -- l'«emploi», l'«éducation», «la sécurité» et «le combat de (sa) vie, la justice» --, la candidate a affirmé que «l'essentiel est de redresser (le pays), économiquement, moralement». «Je pense être la candidate du changement profond», a-t-elle fait valoir, mettant en avant son «expérience», son «courage» et «beaucoup d'enthousiasme». La maire de Lille s'est présentée comme «quelqu'un qui a à la fois le goût des autres, le courage, la détermination». «J'ai du caractère, et il en faudra!», a-t-elle lancé.