Yohann Diniz: «J'ai toujours été de gauche»

POLITIQUE Le marcheur lance un site Internet et s'engage à fond derrière Martine Aubry dans la campagne des primaires...

M. Go.
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Le Français Yohann Diniz, à Barcelone en 2010
Le Français Yohann Diniz, à Barcelone en 2010 — A.DALMAU/SIPA

Il y a donc des sportifs qui s’engagent. Yohann Diniz, chargé des Sports auprès de Martine Aubry, lance mercredi matin un site internet où il espère agréger le maximum de soutiens du monde sportif à la maire de Lille. Après avoir déjà posté quelques vidéos (Maxime Beaumont dans son kayak ou le Lillois Mehdi Balaa sur sa piste…), il explique à 20minutes.fr sa démarche

Comment êtes-vous devenu un soutien de Martine Aubry?

J’ai toujours été de gauche. Mais j’ai remarqué  que Martine Aubry parlait de sport dans son programme et cela m’a sensibilisé à sa candidature. Avec ce site, il s’agit de faire passer un message grâce aux sportifs, Muriel Hurtis (athlétisme), Olivier Girault (handball),Thomas Bouhail (gymnastique), etc. Et de construire dans la durée.

C’est-à-dire?

En 2007, j’étais déjà engagé dans Désir d’avenir auprès de Ségolène Royal et nous avons parfois eu l’impression de servir de pots de fleurs. Là, il s’agit de continuer à animer la campagne si Martine Aubry est élue après les primaires, de ne surtout pas arrêter de donner notre avis sur toutes les questions liées au sport. Le  haut niveau comme l’amateur. Il y a beaucoup de sujets à creuser: créer un statut du sportif de haut niveau, rendre les terrains de sport plus accessibles, réformer les CREPS (formation des professeurs de sport), etc.
 
Le message du kayakiste Maxime Beaumont:
 


Maxime Beaumont soutient Martine Aubry par martineaubry

 

Il est relativement rare de voir des sportifs s’engager en politique. Avez-vous une explication ?
 

Moi je suis un sportif et je suis engagé. J’ai l’impression que les sportifs sont en majorité plus à droite. Pour ceux qui gagnent beaucoup d’argent, c’est peut-être pour des raisons économiques. Mais nous pouvons servir à quelque chose.

 

On ne parle pas beaucoup de sport pendant cette campagne des primaires…

Tout le monde se pose d’autres questions en ce moment. Je suis beaucoup dans les quartiers, au contact de la population et ce sont les questions sur l’emploi, la sécurité ou le logement qui préoccupent le plus les gens. Le sport ne vient qu’après et c’est logique.