Présidentielle 2012: Gérard Schivardi ne sera pas candidat

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Il n'ira pas. Gérard Schivardi ne sera pas candidat à la présidentielle, a décidé ce dimanche le congrès du Parti ouvrier indépendant (POI) qui a jugé ce choix «préférable» pour «exprimer le rejet» des «institutions antidémocratiques» de la 5e République et de l'Union européenne.

Lors d'une conférence de presse au siège du POI à Paris à l'issue d'un congrès extraordinaire, Daniel Gluckstein, un des quatre secrétaires nationaux du POI, a déclaré que «tous les délégués sont d'accord pour condamner les institutions antidémocratiques de la 5e République et les institutions de l'Union européenne». Il est donc «préférable d'exprimer ce rejet par la non présentation d'un candidat», le POI étant favorable à la mise en place de «nouvelles institutions sur la base d'une assemblée constituante», a-t-il ajouté, affirmant que cette décision avait été prise à «une très large majorité» par les 200 délégués.

«Se préparer au plus grand choc et au plus grand combat»

Le POI présentera en revanche «des candidats partout où (il pourra) aux législatives» de 2012, a indiqué Claude Jenet, également secrétaire national. A la présidentielle de 2007, Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des travailleurs (PT, devenu POI), avait récolté 0,34% des voix, arrivant dernier des 12 candidats présents. En 2002, le secrétaire national du PT, Daniel Gluckstein, avait recueilli 0,47%.

S'il faudra bien en 2012 «chasser le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sa politique» anti-service public et de «saignée» dans l'Education nationale, il est clair qu'un «gouvernement de gauche cherchera finalement à appliquer les mêmes politiques que Papandreou ou Zapatero» en France, a estimé Daniel Gluckstein, prônant «la rupture avec l'UE». Lors d'un meeting internationaliste samedi à Paris, des représentants du POI et de syndicats venus de Grèce ou d'Espagne avaient dit leur «refus des plans de la troïka» FMI-BCE-UE et «l'exigence de l'annulation de la dette».

Face à cela, il faut «une action commune des travailleurs de toute l'Europe contre tous les plans de rigueur» et «contre tout gouvernement de toute couleur politique qui applique ces plans», a souhaité Daniel Gluckstein, qui appelle à «se préparer au plus grand choc et au plus grand combat».