Le Sénat s'apprête à élire son premier président socialiste

POLITIQUE Sauf grosse surprise, c'est le socialiste Jean-Pierre Bel qui devrait être élu cet après-midi...

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Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat, le 22 octobre 2010. 
Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat, le 22 octobre 2010.  — J. DEMARTHON/ AFP

12h47 Dernière info: Jean-Vincent Placé annonce qu'il n'est pas candidat à la présidence du Sénat.

Sauf énorme surprise, c'est Jean-Pierre Bel, un élu ariégeois de 59 ans, jusque là inconnu du grand public, qui devrait être élu ce samedi par ses pairs, premier président socialiste de l'histoire du Sénat.

Président du groupe socialiste du Sénat depuis 2004, il a fait irruption sur le devant de la scène avec le basculement inédit à gauche de la deuxième chambre du Parlement lors du renouvellement sénatorial de dimanche dernier.

Il affrontera comme candidat unique de la nouvelle majorité PS, communistes, PRG, Verts, le président sortant UMP Gérard Larcher et l'ancienne secrétaire d'Etat de François Fillon, Valérie Létard, concourant sous la bannière centriste.

La droite divisée

La division de la droite devrait favoriser l'élection du socialiste dès le premier tour. Le nouveau sénateur Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé a laissé planer la menace d'une candidature mais pour mieux négocier des postes de responsabilité pour son parti.

Majorité absolue des suffrages

Les opérations de vote débuteront à 15h30 après un discours du doyen de la nouvelle assemblée, le président du parti communiste réunionnais Paul Vergès. Chaque sénateur, appelé nominativement, déposera son bulletin dans l'urne. Il faut la majorité absolue des suffrages exprimés aux premier et deuxième tours pour être élu puis relative si un troisième tour est nécessaire.

Le sixième président du Sénat depuis le début de la Ve République prononcera ensuite une allocution avant la passation de pouvoir qui se fera dans la foulée, au Petit Luxembourg, siège de la présidence qui jouxte le Palais du Luxembourg.

Jean-Pierre Bel a promis un «Sénat plus moderne, plus modeste, plus transparent» face à une droite encore sonnée mais qui va s'attacher à amoindrir les effets de cette défaite à sept mois de la présidentielle.

Le sénateur de l'Ariège va dès lundi s'atteler à organiser la nouvelle gouvernance de la Haute assemblée. Une tâche pas forcément aisée vu l'étroitesse de sa majorité qui compte 177 élus, soit deux de plus que la majorité absolue. Aucun groupe politique ne la détient à lui seul.