Etre ou ne pas être de gauche: accrochage Valls/Montebourg

© 2011 AFP

— 

Les deux juniors de la primaire PS, Manuel Valls et Arnaud Montebourg, se sont accrochés mercredi soir lors du deuxième débat audiovisuel des six candidats, sur l'appartenance à la gauche.

Situés aux deux extrêmes du PS --le maire d'Evry souvent classé à la droite du parti et le député de Saône-et-Loire sur son aile gauche--, ils ont croisé le fer sur la TVA sociale, proposée par le premier, combattue par le second.

"Je ne voudrais pas laisser dire ici qu'il serait naturel que nous reprenions des solutions que la droite a essayé de faire passer" et "faire dans une primaire de gauche des propositions de droite", a tranché M. Montebourg.

Réplique de M. Valls: "Nous cherchons des solutions, elles ne sont pas faciles vu l'état de la crise. Arnaud, pas de coup, parce que personne ici n'a le monopole de la gauche".

"Quand je parle de sécurité, de laïcité, de désendettement, c'est parce que je suis de gauche", a-t-il martelé.

Il a fait observer que des PME et PMI travaillaient sur la TVA sociale.

"Comme François Fillon et Jean-François Copé", a glissé M. Montebourg.

"C'est trop facile de caricaturer", lui a opposé M. Valls. "Ne balaie pas d'un revers de main des idées qui peuvent être de gauche".