La privatisation des aéroports de province reportée après la présidentielle

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La privatisation de quatre grands aéroports de province n'a pas pu se conclure faute d'accord avec les collectivités locales, repoussant ce dossier délicat à l'après-présidentielle de 2012, a appris l'AFP d'une source proche du gouvernement.

Le gouvernement souhaitait céder à des acteurs privés une grande partie de ses parts dans les aéroports de Toulouse, Bordeaux, Montpellier et Lyon. Mais les collectivités se montraient réticentes à cette option, souhaitant racheter elles-mêmes ces actifs stratégiques.

Le gouvernement leur avait laissé jusqu'au 15 septembre pour se prononcer.

«Il y a une opposition radicale des élus»

Et il semble que «les acteurs locaux veulent garder la main», explique cette source qui a requis l'anonymat. A Bordeaux et Montpellier, «il y a une opposition radicale des élus», ajoute-t-elle. «Donc l'ouverture du capital ne pourra pas intervenir dans l'immédiat», conclut-il.

En juin, le ministre des Transports, Thierry Mariani, avait prévenu que «soit au 15 septembre, les choses ont été lancées, soit on laisse tomber» à l'approche des échéances électorales de 2012.

L'Etat, actionnaire des quatre aéroports à hauteur de 60% aux côtés des chambres de commerce et d'industrie locales (25%) et des collectivités territoriales (15%), comptait céder un peu moins de 50% à des acteurs privés.