Procès Chirac: Alain Juppé affirme qu'il était «prêt à témoigner»

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Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué ce vendredi à Bordeaux qu'il était «prêt à témoigner» durant le procès de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris.

«J'étais prêt à témoigner, j'ai fait savoir au président que j'étais prêt à y aller», a indiqué devant quelques journalistes le maire de Bordeaux, au lendemain de la décision du tribunal correctionnel de ne pas l'entendre.

«J'ai déjà témoigné puisque j'ai déjà été interrogé dans l'instruction et j'avais tout dit de ce que j'avais à dire», a ajouté l'ancien Premier ministre, qui a expliqué avoir «fait valoir (...) des obligations internationales».

«Ma présence n'était pas indispensable»

Jeudi, jour où il devait témoigner, le maire Bordeaux se trouvait en effet en Libye où il accompagnait le président de la République, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, David Cameron.

Le tribunal «en a tenu compte et il a estimé que dans ces conditions que ma présence n'était pas indispensable et il a lu ma déposition, donc je pense que tout a été dit», a ajouté Alain Juppé.

Le 5 septembre, jour de l'ouverture du procès de Jacques Chirac il avait indiqué «si le tribunal veut m'entendre, j'irai naturellement».

Juppé déjà condamné

Le même jour, le président du tribunal, Dominique Pauthe avait précisé à l'audience que Alain Juppé avait fait savoir au tribunal, dans un courrier du 21 juillet, qu'il avait «déjà été entendu comme témoin dans cette procédure» et avait donc «l'intention de ne pas répondre favorablement à cette citation».

Alain Juppé avait été condamné en 2004 en appel à 14 mois de prison avec sursis et une année d'inéligibilité dans le cadre d'un des deux volets de l'affaire, instruit à Nanterre, en qualité d'ancien adjoint de Jacques Chirac à la mairie de Paris et de secrétaire général du RPR.

Ce volet, dans lequel Jacques Chirac est aujourd'hui le seul prévenu, porte sur sept emplois confiés entre 1990 et 1994 à des permanents du RPR, rémunérés par la mairie de Paris alors qu'ils ne travaillaient selon les enquêteurs que pour le parti.