UMP/FN: Duel au soleil à Nice

POLITIQUE Les deux partis ont tenu leurs meeting et journées d'été dans la même ville...

Aurélie Selvi

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Les logos de l'UMP et du FN.
Les logos de l'UMP et du FN. — 20MINUTES.FR

«Excuse me, que veut dire UMP please?» Ce dimanche matin, les drapeaux, discours et slogans intriguaient ces vacanciers roumains, camescope en main, plantés au beau milieu du Théâtre de Verdure... C’est là, sous un soleil de plomb, qu’un peu plus de 1.500 militants de la fédération azuréenne du parti présidentiel s’étaient donnés rendez-vous. Une rentrée politique en forme de contre-meeting, autour des pontes de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) locale et nationale.

Car, trois arrêts de tram plus loin, le Front national (FN) est aussi sur le pont pour ses Journées d’été, orchestrées au palais Acropolis par Marine Le Pen. Une rivalité que les militants UMP préféraient contourner dans les allées du jardin Albert Ier... «Il n’y a pas de compétition à avoir! Le FN peut bien faire ce qu’il veut. On est sûr de nos forces, on est là pour faire gagner Nicolas Sarkozy en 2012», lance d’entrée Pierre-Henri, délégué national des Jeunes populaires. «Nous avons des propositions valables et le Front en a utilisé certaines. Mais on n’est pas dupe. Moi, je reste fidèle à la famille», glisse René, retraité niçois, venu assister à une table ronde sur la sécurité.

«Pas les mêmes valeurs»

Mais quand une poignée d’identitaires niçois fait irruption, pancartes en main, pendant le discours de Christian Estrosi, pour Alexandra, ça ne fait pas un pli: «C’est la venue du Front national à Nice qui a fait chauffer l’ambiance, je trouve ça totalement scandaleux!», s’insurge cette sympathisante UMP.

Dans le grand auditorium du palais des congrès, Nicolas, militant frontiste, boit plutôt du petit lait:  La peur est dans le camp de la majorité présidentiell ! Si on était insignifiants, ils ne se mobiliseraient pas autan », analyse le jeune homme, qui a fait le déplacement du Pas-de-Calais pour suivre l’allocution de Marine Le Pen, comme quelques 2.000 personnes. «Nous aurions pu être plus, assure Georgette. Sans ce contre-meeting, je suis sûre que des sympathisants UMP seraient venus écouter ce que Marine a à dire», peste cette retraité niçoise, pour qui «tout se jouera de toute façon dans les urnes en 2012».