Jean-Luc Mélenchon souligne son hostilité à une sortie de l'euro

© 2011 AFP
— 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, a déclaré samedi sur Europe 1 ne pas être «un partisan de la sortie de l'euro», en reconnaissant se distinguer sur ce point d'une partie de ses «amis à gauche».

«Le plan général d'austérité va étouffer le moteur»

Interrogé sur un scénario d'éclatement de la zone euro, Jean-Luc Mélenchon répond: «Bien sûr que je le crains, je sais que cela me distingue d'un certain nombre de mes amis à gauche qui disent depuis le début que l'euro est la corde avec laquelle l'Europe se pend.» «Il y a des partisans de la sortie de l'euro à gauche, ce n'est pas mon cas», a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui plaide en revanche «pour un changement des statuts de la Banque centrale européenne» pour «arrêter de faire cet euro cher qui oblige les productions à se délocaliser». «On peut avoir un salaire minimum européen si nous avons la même monnaie, mais c'est radicalement impossible si nous n'avons pas la même monnaie», a-t-il expliqué.

«Cela vaut la peine de défendre l'euro, pas celui-là, mais commençons déjà par défendre l'idée même de l'euro. Ceci dit, si la zone euro éclate, il faudra faire face mais que personne ne croit que ce sera une promenade de santé», a-t-il ajouté. Economiquement, «je n'ai cessé de dire que le plus grave était devant nous», a-t-il fait valoir. «La Grèce ne peut pas payer au taux où elle a été soumise et dans toute l'Europe s'organisent des plans d'austérité. Partout l'économie va se contracter, le plan général d'austérité va étouffer le moteur», a-t-il jugé.