Sénatoriales à Paris: Chantal Jouanno rappelle à Pierre Charon qu'une «liste se retire»

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Chantal Jouanno, ministre des Sports et tête de liste UMP pour les sénatoriales dans la capitale, a affirmé jeudi à l'AFP qu'il fallait «sortir des divisions à Paris», rappelant à l'adresse de Pierre Charon, le dissident UMP, qu'une liste pouvait «toujours se retirer».

Alors que le Sénat pourrait basculer à gauche pour la première fois de la Ve République, chaque siège compte pour la majorité et la candidature dissidente de l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy -- suspendu du parti mercredi soir -- risque de faire perdre 1 des 4 sièges de l'UMP à Paris.

«Il faut sortir des divisions à Paris. C'est la seule chose importante. L'enjeu est que le Sénat reste à droite», a déclaré à l'AFP Chantal Jouanno, après avoir officiellement déposé sa liste, qui compte 14 inscrits dont 9 conseillers de Paris.

«Une liste, ça se retire toujours, jusqu'au 16 septembre», date limite de dépôt des listes, a rappelé la ministre des Sports à l'adresse de Pierre Charon, qui selon elle et «arithmétiquement, ne peut pas faire son siège».

Unité en berne

Pierre Charon défend sa liste, qu'il décrit comme «complémentaire» de celle de Chantal Jouanno, en arguant qu'il peut au contraire gagner un siège supplémentaire.

Il a été suspendu de l'UMP pour cela, et à la suite de sa petite phrase très controversée sur Chantal Jouanno, championne de karaté («Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste» et sera donc élue), qu'il met sur le compte de «l'humour».

Ce genre de déclarations «n'a pas sa place dans une campagne, ça ne donne pas une image positive des responsables politiques», a balayé Chantal Jouanno, qui n'a pas eu de contacts directs avec Pierre Charon depuis cet épisode, mais avec «des membres de sa liste».

Chantal Jouanno part «battante» pour cette élection: «C'est un grand défi, ça participe déjà de la présidentielle, car si ça bascule à gauche, les réformes vont être enterrées, exit la règle d'or».