Valérie Rosso-Debord: «Il n'y a peut-être pas d'uniformité, mais il y a une unité à l'UMP»

INTERVIEW La députée de Meurthe-et-Moselle fait le point pour 20Minutes sur les récents couacs qui ont marqué l'actualité de la majorité présidentielle...

Propos recueillis par Corentin Chauvel

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Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, le 25 août 2011, à Paris.
Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, le 25 août 2011, à Paris. — WITT / SIPA

L’unité, c’est le mot d’ordre du moment à l’UMP. Malgré les récentes bisbilles apparues au sein de la majorité présidentielle, Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle, assure à 20Minutes que tout est en ordre de marche avant les prochaines échéances électorales.

Nicolas Sarkozy a récemment appelé à l’unité en vue des sénatoriales, pourquoi la liste dissidente de Pierre Charon pose-t-elle autant problème?
Pierre Charon, c’est une forme de symbole parce que cela se passe à Paris et que c’est un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Mais les sénatoriales sont des élections importantes et il y a un vrai risque pour la majorité. Quoi qu’il arrive, il y a toujours un appel à l’unité avant chaque élection, ce n’est jamais un long fleuve tranquille.

Quid du campus UMP du week-end dernier qui n’a pas tenu toutes ses promesses de bonne entente?
Il y a bien eu deux couacs, avec Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, mais ce dernier était extérieur à l’UMP. Pour le reste, il y avait 5.000 personnes, j’ai animé beaucoup d’ateliers et tout le monde était ravi. Il n’y a peut-être pas d’uniformité, mais il y a une unité au sein du parti. J’ai envie de dire que l’université d’été du PS à La Rochelle était complexe et que les médias ont essayé de faire le pendant avec l’UMP. Mais nous, on a un candidat, un Premier ministre qui fait le bilan et une très bonne dynamique.

Les primaires socialistes approchent également à grands pas et devraient largement occuper l’espace médiatique, comment allez-vous contrer cet événement?
Les socialistes ont bien le droit de faire des primaires, mais nous allons leur poser un certain nombre de questions. On veut savoir ce qu’ils comptent faire au sujet de la réforme des retraites, de la règle d’or, du financement de 300.000 emplois jeunes ou encore de la place de Dominique Strauss-Kahn. On va continuer à leur poser ces questions et ce serait bien qu’ils y répondent.

Au-delà de l’UMP, il y a toute une majorité à reconquérir avant la présidentielle, avec la question des centristes
Ce qu’on pense, c’est que la famille centriste fait partie de la majorité. La crise actuelle est tellement grave qu’on fait appel à leur responsabilité. Notre message pour eux, c’est un appel à l’union de la droite et du centre. La porte est ouverte et la main est tendue.