Sénatoriales: Charon assure que Sarkozy ne l'a pas «dissuadé» et tacle la droite parisienne

POLITIQUE Il explique qu'il ne faut pas «instrumentaliser» les sénatoriales...

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Pierre Charon à l'Elysée, à Paris, le 29 avril 2009.
Pierre Charon à l'Elysée, à Paris, le 29 avril 2009. — WITT/SIPA

Suspendu mercredi de l'UMP, Pierre Charon s'explique. Celui qui a déposé pour les sénatoriales à Paris une liste concurrente de celle investie par l'UMP conduite par Chantal Jouanno, assure que le président Nicolas Sarkozy ne l'en a pas «dissuadé».

Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France jeudi, l'ex-conseiller de l'Elysée, qui a été suspendu de l'UMP mercredi, assure à propos du président et de sa candidature dissidente: «j'ai eu des conversations avec lui avant l'été. Je lui ai fait part de mon intention d'y aller. Il a validé la liste estampillée UMP (dirigée par la ministre Jouanno, ndlr). Mais il ne m'a pas dissuadé, il a constaté».

«Je ne crois pas qu'il s'occupe tellement des sénatoriales, il ne faut pas l'instrumentaliser. Moi, je ne le fais pas et pourtant, j'ai 25 ans d'amitié avec lui», poursuit Pierre Charon. «Je n'attaque personne, je suis complémentaire, je reste fidèle à Sarkozy et je soutiens Larcher pour être président du sénat».

«C'était moqueur, mais pas malsain»

Quant à sa petite phrase très controversée sur Chantal Jouanno («Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste»), Pierre Charon juge que «c'était moqueur, mais pas malsain. C'est mon caractère, ça. Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour quand on fait de la politique».

Il s'en prend aussi aux «gens qui sont à la tête de l'UMP Paris. On perd les élections depuis dix ans. Leurs méthodes sont d'un autre temps».