Tchernobyl: Noël Mamère dénonce un «déni de justice»

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Noël Mamère (Europe Ecologie-Les Verts) s'est élevé ce mercredi contre ce qu'il qualifie de «déni de justice», après le non-lieu accordé par la cour d'appel de Paris au Pr Pierre Pellerin, dans le cadre de l'enquête sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France.

«les mensonges du nucléaire»

«Ce non-lieu est un déni de justice qui prouve la force du lobby nucléaire dans notre pays», a commenté auprès de l'AFP le député-maire de Bègles (Gironde).

«Tous les grands organismes internationaux ont reconnu le mensonge d'Etat proféré par le professeur Pellerin à l'époque de Tchernobyl. Je suis moi-même allé jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme, qui a condamné le gouvernement français», a-t-il poursuivi.

«Décidément, dans ce pays, il est malvenu de remettre en cause les mensonges du nucléaire», selon Noël Mamère. «C'est une preuve supplémentaire de la nécessité de sortir du nucléaire, qui est une industrie dangereuse et qui est basé sur le mensonge et l'omerta». «C'est aussi une insulte pour ceux qui sont malades des suites du passage du nuage de Tchernobyl. C'est révoltant», a conclu Noël Mamère.

Fin de l'enquête sur l'impact du nuage

La cour d'appel de Paris a mis fin à l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France, a annoncé mercredi Me Bernard Fau, l'avocat des parties civiles.

Elle accorde donc un non-lieu à l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) le Pr Pellerin, qui était le seul mis en examen pour «tromperie aggravée» en 2006 dans cette affaire.