Pour Borloo, le plan anti-déficits n'est «pas à la hauteur»

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Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a estimé ce mardi que le plan de rigueur du gouvernement présenté le même jour à l'Assemblée n'était pas «à la hauteur de la question». Sur France Info, l'ancien ministre a fait valoir que «la réponse - démailloter au fur et à mesure - n'est pas à la hauteur.»

«J'ai présenté des amendements, d'ailleurs cosignés par des tas de députés de sensibilités assez différentes», a-t-il dit. Ces amendements visent à ce qu'on «taxe les transactions financières, qu'il y ait un impôt sur le revenu pour les revenus les plus élevés, la nouvelle tranche de 46%, et qu'il y ait un impôt complémentaire sur les grandes compagnies boursières». Il a chiffré ces mesures à une quinzaine de milliards.

«Que ce secteur spéculatif soit à ce point non soumis à quasiment la moindre fiscalité dans ses actes, ses profits, les revenus de ses acteurs, c'est hallucinant», a-t-il dit à propos de l'activité financière. Aux yeux de l'ex-ministre, il faut encore «sortir de cette niche qu'on appelle maladroitement Copé, l'exonération des plus-values au bout de deux ans de la vente des filiales de groupes. C'est un peu insensé». «La réponse n'est pas à la hauteur de la question», a insisté M. Borloo à propos du plan gouvernemental. «Et du coup: parcs à thèmes, mutuelles santé, déduction de frais professionnels... ça fait pas la maille».