Les accusations d'Aurélie Filipetti contre l'Elysée et le Figaro

C.C.

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L'Elysée et Le Figaro en ligne de mire. La députée socialiste Aurélie Filipetti a confirmé ce jeudi matin sur France Inter les accusations portées dans le livre «Sarko m'a tuer» (éditions Stock), des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet.

En mars 2009, la députée avait déposé une plainte à Paris pour violence entre conjoints. «Je suis sortie du commissariat à 22h30 et à 6h le lendemain, l'information était dans Le Figaro», a-t-elle racontée. «Entre le moment où j'ai demandé à être auditionnée et celui où je l'ai été, plusieurs journalistes m'ont appelé en me disant qu'ils avaient obtenu cette information de source élyséenne», a ajouté Aurélie Filipetti. «Cela venait de l'Elysée directement, de personnes très proches du président de la République, du premier cercle du pouvoir», a-t-elle insisté. 

Le Figaro, «courroie de transmission» des «basses oeuvres de l'Elysée»

D'après la députée, toutes les plaintes remontent au préfet de police qui transmet ensuite à l'Elysée «les plus croustillantes, celles qui mettent en cause des personnalités, celles qui peuvent avoir un intérêt dans une instrumentalisation de la part de l'Elysée».

«Il y a un problème dans ce pays de respect de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire est soumis à une pression constante de l'Elysée», a estimé Aurélie Filipetti avant d'accuser Le Figaro qui, selon elle, «sert de courroie de transmission aux basses oeuvres de l'Elysée».


Aurélie Filipetti par franceinter