DSK atteint d'une «maladie mentale»: Rocard présente ses excuses

POLÉMIQUE endant ce temps là, les socialistes prennent leurs distances vis-à-vis de l'ancien président du FMI...

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L'ancien Premier ministre Michel Rocard se prononce dans une interview devant être publiée mardi par La Provence pour la désignation à la tête du PS d'un "premier secrétaire intérimaire" qui ne sera pas candidat à la présidentielle en 2012.
L'ancien Premier ministre Michel Rocard se prononce dans une interview devant être publiée mardi par La Provence pour la désignation à la tête du PS d'un "premier secrétaire intérimaire" qui ne sera pas candidat à la présidentielle en 2012. — Pierre Andrieu AFP/Archives

L'ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard a tenu à s'excuser ce mercredi auprès de son «ami» Dominique Strauss-Kahn, dont il avait estimé lundi qu'il était atteint d'une «maladie mentale» qui l'empêchait de «maîtriser ses pulsions», dans une déclaration à l'AFP.

Michel Rocard a assuré qu'il «regrettait que les propos à l'emporte-pièce qu'il a tenus sur Canal+ aient pu être blessants pour son ami Dominique Strauss-Kahn et il tient à s'en excuser auprès de lui».

Lors de l'émission Le Grand Journal de Canal+, Michel Rocard avait lancé: «Cet homme a visiblement une maladie mentale», éprouvant des «difficultés à maîtriser ses pulsions. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai».

Le PS prend ses distances avec DSK

Plusieurs membres du Parti socialiste ont commencé à prendre leurs distances vis à vis de Dominique Strauss-Kahn, ancien patron du FMI et ex-favori des sondages pour la présidentielle de 2012 avant sa mise en cause pour viol à New York, attendu en France dans les prochains jours.

L'annonce le 23 août de l'abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn par la justice américaine avait été saluée par les socialistes.

La patronne du parti, Martine Aubry, avait ainsi évoqué son «immense soulagement». Elle exhortait «à respecter la parole de Dominique Strauss-Kahn, à le laisser faire ce qu'il souhaite le plus, c'est-à-dire, revivre normalement et s'exprimer au moment où il le décidera».

Mais le ton a commencé à changer après l'université d'été du parti, le week-end dernier, qui a vu le lancement officiel de la campagne pour la primaire qui désignera le candidat socialiste pour la présidentielle.