Affaire Guérini: La droite soutient la bataille d'Arnaud Montebourg

JUSTICE La fédération UMP des Bouches-du-Rhône soutient Arnaud Montebourg dans sa lutte contre Jean-Noël Guérini...

Elisa Bertholomey

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Jean-Noël Guérini, le 17 février 2011, lors d'un dîner républicain à Allauch (Bouches-du-Rhône).
Jean-Noël Guérini, le 17 février 2011, lors d'un dîner républicain à Allauch (Bouches-du-Rhône). — B. HORVAT/ AFP

La convocation devant la justice du socialiste Jean-Noël Guérini donne une nouvelle occasion à l’UMP des Bouches-du-Rhône de critiquer le Parti socialiste. Renaud Muselier, député et premier adjoint à la mairie de Marseille dénonce le «silence radio» de François Hollande et de Martine Aubry sur cette affaire, relève le Figaro. «François Hollande a couvert le système pendant dix ans. Martine Aubry a récupéré le bébé. Je lui ai écrit en février pour lui rappeler toutes les procédures judiciaires impliquant des élus de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône. Elle ne m'a jamais répondu», accuse l’élu UMP. A droite, on déplore le côté «donneur de leçon» des deux candidats à la primaire socialiste alors qu’eux-mêmes ne se désolidarisent pas de Jean-Noël Guérini. «Hollande et Aubry, eux, donnent sans arrêt des leçons de morale alors qu'ils ont soutenu et fermé les yeux sur le système, parce qu'ils ont été élus par quelqu'un (Jean-Noël Guérini, NDLR) qui bafoue les lois de la République», poursuit Renaud Muselier.

 

«On a dédaigné mes avertissements»

Au sein même du PS, Arnaud Montebourg savoure sa victoire. Lors de la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) ce week-end, le candidat à la primaire, auteur d’un rapport interne sur le fonctionnement de la fédération PS des Bouches-du-Rhône a, à mots couverts, condamné le silence de Martine Aubry sur cette affaire. «On a dédaigné mes avertissements, on a méprisé mon travail en expliquant qu'il n'y avait rien dans mon rapport, on a refusé de lire les documents et les preuves que j'avais apportées aux thèses que j'avançais. Pire, on me les a renvoyées par lettre recommandée.» Etrangement, c’est au sein de l’UMP qu’Arnaud Montebourg trouve le plus de soutiens: Renaud Muselier pense que l’attaque de Montebourg contre le PS des Bouches-du-Rhône était «légitime et courageuse». Son collègue Bernard Deflesselles qualifie lui «d’eau tiède», le rapport rendu par l’ancien ministre de la Défense Alain Richard le 5 juillet dernier et qui condamnait les «accusations péremptoires» de Montebourg.