Tuerie en Norvège: SOS Racisme condamne le soutien de Marine Le Pen à son père

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En se disant «pas en désaccord» avec Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur la «naïveté» du gouvernement norvégien, après les attaques du 22 juillet, la numéro 1 du Front national Marine Le Pen a levé «toute équivoque» sur le soutien à son père, a affirmé vendredi SOS Racisme.

«Les propos tenus par Marine Le Pen ce matin (vendredi) sur Europe 1 ont au moins le mérite de lever toute équivoque quant à la position de la présidente du Front national à l'égard de Jean-Marie Le Pen, président d'honneur et figure tutélaire du mouvement d'extrême droite», selon l'association anti-raciste.

«Ne pas se laisser berner par les sourires "100% comm"»

«Marine Le Pen montre le vrai visage du Front national: le visage d'un parti qui, malgré tous les ripolinages cosmétiques, reste le parti de la haine tenace et de l'indécence épaisse» ajoute SOS Racisme.

L'association «appelle tous les citoyens à prendre conscience du danger très grave que fait peser un tel leader politique et un tel parti sur la vitalité de la démocratie et du vivre-ensemble, et de ne pas se laisser berner par les sourires "100% comm" qui ne font jamais que cacher péniblement la réalité sordide de cette famille politique», selon un communiqué.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a déclaré vendredi qu'elle n'était pas «en désaccord» avec les propos de son père sur la Norvège.

En évoquant les tueries dans ce pays, Jean-Marie Le Pen avait fustigé la «naïveté» du gouvernement norvégien face au «danger» du «terrorisme» et de «l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier». Il avait aussi jugé «plus grave» cette «naïveté» que la tuerie elle-même, qualifiée d'«accident», alors qu'une semaine plus tôt, le parti d'extrême droite avait officiellement condamné le carnage.