Maxime Brunerie au MoDem? François Bayrou refuse

Enora Ollivier

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Maxime Brunerie avait tenté de tuer Jacques Chirac en 2002 mais se voyait bien accompagner François Bayrou vers l’Elysée en 2012. La réponse ne s'est pas faite attendre: Le MoDem a tout simplement rejeté ce soutien inattendu.

Dans un entretien donné à France Inter et diffusé ce jeudi, le jeune homme de 34 ans indiquait avoir adhéré au MoDem le 12 juillet dernier. «Je sais que ça peut paraître incongru», a déclaré celui qui, en 2001, s’était présenté aux municipales sous l’étiquette du MNR de Bruno Mégret.  Mais «il y a un côté pragmatique et réaliste qui m’a plu» au MoDem, a t-il poursuivi, précisant qu’il avait été particulièrement séduit par la vision de l’Europe développée par François Bayrou.

«Incohérence» avec les valeurs du MoDem

«Je ne dis pas que c’est le meilleur, mais c’est le moins pire», a t-il ajouté avant de conclure: «Ca fera une  aventure de plus. Alea jacta est ! [les dés sont jetés]» Sauf que le président du MoDem a opposé un non catégorique à cette adhésion. «Il n’y a pas de place pour les déséquilibrés» a tranché François Bayrou ce mercredi, sur RMC-BFMTV.

«C'est notre choix, et c'est notre droit», précise à 20Minutes Marc Fesneau, secrétaire général du Mouvement démocrate. Si Maxime Brunerie a été jugé, condamné et a purgé sa peine, «ce n'est pas le sujet pour nous, nous ne sommes pas la société mais une association qui est maître de choisir ses adhérents». Et dans ce cas précis, «ce n'est pas une adhésion comme une autre, ni une personnalité comme une autre: il a tout de même tenté de tuer le président de la République en exercice».

La tentative d'assassinat sur Jacques Chirac démontre une «incohérence» avec les valeurs du MoDem selon Marc Fesneau, qui rappelle que Maxime Brunerie «trouve, dans la même interview, que Marine Le Pen est "une souverainiste frileuse"». «S'il pense ça, il s'est trompé de maison en voulant adhérer au MoDem», conclut le secrétaire général.