Le top 5 des propositions de loi de Lionnel Luca

POLITIQUE Depuis 2007, le député est l'auteur d'une trentaine de propositions de lois...

Maud Pierron

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Lionnel Luca, le député UMP des Alpes-Maritimes, le 21 mai 2010 à Cannes.
Lionnel Luca, le député UMP des Alpes-Maritimes, le 21 mai 2010 à Cannes. — A.C. POUJOULAT/ AFP

Leader de la Droite populaire, ce collectif de l’UMP très à droite, Lionnel Luca multiplie les propositions de loi. La dernière en date? Ce mardi, en proposant d’interdire les grèves dans les transports durant les périodes de départ et de retour en vacances. Une nouvelle proposition de loi un brin démago, qui ne devrait pas, comme les autres, être votée. 20Minutes dresse un top 5 des propositions de loi du député, qui dessine le portrait d’un député libéral, très ferme sur l’immigration mais aussi… proche des animaux.

La défense des symboles français
En juin dernier, Lionnel Luca propose une loi, s’attachant cette fois à défendre les symboles de la République française. Pour l’instant, constate le député, seul l’outrage au drapeau tricolore et à l’hymne national dans des manifestations est puni par la loi. Mais impossible d’interdire la diffusion de photos d’artiste où le drapeau tricolore est, à son sens, souillé. D’où sa volonté de modifier l’article 433-5-1 du code pénal pour que tout outrage au drapeau ou à l’hymne, dans quelque circonstance que ce soit, soit puni par une amende de 7.500 euros. Et si l’infraction est commise en réunion, les auteurs risquent en outre six mois de prison.

Les allocations aux Français… ou à ceux ayant travaillé en France
Evidemment, Lionnel Luca a plusieurs marottes, dont l’immigration et son coût supposé pour la France. D’où sa proposition de loi en avril dernier de modifier l’article 815-1 du code de la sécurité sociale sur le versement du minimum vieillesse, accordé aux personnes âgées de plus de 65 ans en France. Il souhaite limiter le versement de cette allocation aux seules personnes «de nationalité française ou ayant travaillé en France». Et justifie cette proposition par la situation financière du pays. Pourtant, la situation financière de la France l’inquiétait un peu moins quand il a proposé, en novembre 2007, de supprimer tout simplement l’impôt sur la fortune.

L’homme qui parlait à l’oreille des chevaux
Apparemment, Lionnel Luca aime les chevaux. A tel point qu’il a déposé en janvier 2010 une proposition de loi pour en modifier le statut et le faire passer d’«animal de rente» à «animal de compagnie». Le député se lance dans une ode au cheval, assurant qu’«il est (…) reconnu scientifiquement que la thérapie associée au cheval est une méthode extrêmement riche pouvant apporter de larges bénéfices sur le plan médical, mental, et social. Le cheval par sa sensibilité tactile particulièrement affinée représente un catalyseur pour l’accès à la communication chez des individus qui en sont dépourvus, du fait de diverses pathologies de type émotionnel, physique ou psychiatrique». Le député des Alpes-Maritimes avait également tenté d’interdire la vente d’animaux familiers dans les grandes surfaces.

La journée d’hommage aux victimes du communisme
En janvier 2009, le député des Alpes-Maritime dégaine une autre proposition de loi indispensable, «visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes communistes». Le député s’appuie sur une  résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe condamnant les crimes commis par les régimes communistes en 2006. Le député note que malgré tout, «l’opinion publique est très peu consciente des crimes commis au nom du communisme». D’où cette idée d’instaurer une journée d’hommage aux victimes «des régimes communistes entre 1945 et 1989», le 9 novembre, date de la chute du mur de Berlin en 1989. Mémoire toujours, le député UMP a également tenté de faire reconnaître le génocide vendéen entre 1793 et 1794 en novembre 2007.

Contre le tuning
En novembre 2007, au début de la nouvelle législature, Lionnel Luca attaque les nuisances sonores causées par les autoradios. «En ce début de millénaire où plus des trois quarts des Français vivent en ville, le niveau sonore est considéré comme de plus en plus difficilement supportable par la population», attaque sobrement le député. Et s’il y a diverses lois restreignant la pollution sonore, certaines situations ont été oubliées par le législateur. «Tel est le cas pour les autoradios qui, forts des toutes dernières technologies, “baladent” leurs décibels dans toute la cité au détriment des citoyens dérangés par ce vacarme», écrit-il dans sa proposition de loi. D’où sa volonté de sévir et d’obliger tout propriétaire de véhicule «disposant d’un autoradio accompagné d’une installation de sonorisation adéquate et pouvant diffuser du bruit par cet intermédiaire à plus de 80 décibels est tenu de prendre des mesures acoustiques en conséquence, afin que le bruit occasionné ne porte pas atteinte à l’ordre public, au voisinage et à la santé».