Présidentielle 2012: Martine Aubry lance: «2012, un nouveau printemps pour la culture»

POLITIQUE La candidate à la primaire socialiste, a affirmé dimanche à Avignon qu'elle voulait que «2012 soit un nouveau printemps pour la culture»...

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Martine Aubry, maire de Lille. Lille, le 2 mai 2011. 
 
Martine Aubry, maire de Lille. Lille, le 2 mai 2011.   — MIKAEL LIBERT / 20 MINUTES

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a affirmé dimanche à Avignon qu'elle voulait que «2012 soit un nouveau printemps pour la culture».

«Je veux que 2012 soit un nouveau printemps pour la culture, comme l'a été 1936, comme l'a été 1981. Il n'y a pas de gauche sans culture!», a-t-elle lancé lors d'un brunch réunissant quelque 300 personnes.

«Je l'assume, pas de politique volontariste sans budget et sans moyens», a-t-elle lancé, réaffirmant son souhait d'augmenter le budget de la culture de 30 à 50% «pendant les cinq années du quinquennat».

«C'est absolument essentiel pour développer notamment l'éducation artistique", a-t-elle souligné. «Qu'on ne me dise pas +c'est la cerise sur le gâteau! La création, l'éducation artistique, je pense qu'il faut que nos enfants aillent tous à la renconte de la culture et il faut qu'il y ait un apprentissage dès le plus jeune âge», a affirmé MartineAubry.

«Vivre la culture en live»

Elle a décliné les éléments «essentiels» de ses propositions culturelles: «accompagnement de la création», développement des «lieux de création, lieux de répétition, lieux de diffusion».

Martine Aubry, si elle est élue, veut imposer à «chaque grande structure aidée que 5 à 10% de la programmation doit être maintenue pour permettre aux jeunes artistes -musiciens, chorégraphes, metteurs en scène- d'aller à la rencontre de leur public».

Il s'agit ainsi de créer «des lieux nouveaux comme on l'a fait dans ma ville où les artistes vont vers la population. Aujourd'hui, les gens veulent vivre la culture en live», a dit la maire de Lille.

Pour elle, «l'esprit de Jean Vilar, n'en déplaise à certains, est toujours là». «J'arrive toujours à Avignon depuis 1967 et j'en ressors pas tout à fait intacte, parce que je me suis posée des questions», a-t-elle également déclaré.