Affaire DSK: Le chef de la sécurité d'Accor balaie la thèse du complot

ENQUÊTE 'Élysée aurait été prévenu trois heures après l'arrestation...

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Un policier de l'unité scientifique de New York à l'entrée de l'hôtel Sofitel à New York, où a séjourné Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai 2011.
Un policier de l'unité scientifique de New York à l'entrée de l'hôtel Sofitel à New York, où a séjourné Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai 2011. — John Minchillo/AP/SIPA

Le responsable de la sécurité du groupe hôtelier Accor, qui a prévenu dans la nuit du 14 au 15 mai les autorités françaises de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, balaie dans un entretien au Journal du Dimanche la thèse du complot ourdi à Paris.

«Quant à prétendre que l'on aurait, depuis Paris, influencé la police new-yorkaise, c'est du délire!», s'insurge René-Georges Querry, responsable de la sécurité du groupe, propriétaire du Sofitel, où une femme de chambre a accusé DSK d'agression sexuelle.

Trois heures après l'arrestation

Il y a quelques jours, René-Georges Querry avait expliqué à l'AFP qu'après avoir appris l'arrestation de DSK par l'équipe de l'hôtel new-yorkais, il avait «appelé l'Elysée peu après 23H45 (heure française), en l'occurence Ange Mancini», coordinateur national du renseignement.

Tous deux anciens policiers, les deux hommes se connaissent.

Ce coup de fil entre René-Georges Querry et Ange Mancini est donc intervenu environ trois heures après l'arrestation de DSK à bord d'un avion d'Air France qui s'apprêtait à décoller pour Paris, et peu avant que les grands médias américains commencent à faire état de l'interpellation.

Guéant informé «un peu après minuit et demi»

Selon une source proche du dossier, Ange Mancini a alors prévenu le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Christian Frémont.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a expliqué qu'il avait de son côté été informé «un peu après minuit et demi» dans la nuit du 14 au 15 mai, par son directeur de cabinet, via l'Elysée.

Claude Guéant avait dénoncé mardi les «insinuations» et les «accusations odieuses» de proches de DSK, qui ont notamment évoqué un «attentat politique» contre l'ancien favori des sondages pour la présidentielle 2012.