Primaire socialiste: François Hollande engrange les soutiens

POLITIQUE L'ex-premier secrétaire a reçu l'appui du patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, et du strauss-kahnien Jérôme Cahuzac...

Maud Pierron

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François Hollande, le 1er avril, en déplacement à Boulogne-sur-Mer.
François Hollande, le 1er avril, en déplacement à Boulogne-sur-Mer. — P. HUGUEN / AFP

En déplacement aux Antilles, où il travaille sa stature de présidentiable, François Hollande a dû apprécier. Il a reçu, ce mercredi, le soutien de deux nouvelles personnalités socialistes.

Ce n’est pas une surprise mais Jean-Marc Ayrault a officialisé mercredi son appui à la candidature de François Hollande.  Le président du conseil général de Corrèze a «une vision pour la France, du courage, et la personnalité qui convient à la fois pour battre Nicolas Sarkozy mais aussi entraîner les Français dans le redressement du pays», a assuré le député-maire de Nantes sur France info. Il «a la bonne méthode pour engager les réformes, les réussir et donc faire passer le souhaitable du changement vers le possible», a-t-il poursuivi.

Quasiment au même moment, c’est Jérôme Cahuzac qui annonçait sur BFM TV qu’il apportait son soutien à François Hollande. «Je crois que François s'est peut-être mieux préparé que Martine Aubry, je le crois plus déterminé pour mener à son terme et de façon victorieuse une épreuve politique difficile», a-t-il justifié.

Moscovici, Peillon, Rebsamen…

S’ils ne sont pas décisifs, ces soutiens permettent d’entretenir  une dynamique positive dans sa campagne pour la primaire. Ils s’ajoutent à celui, de poids, de Pierre Moscovici. Le député du Doubs, fervent soutien de DSK, devrait avoir un rôle de coordonateur de la campagne. Il amène dans sa besace les militants de son courant, Besoin de gauche, dont un strauss-kahnien qui a beaucoup réagi dernièrement dans les médias sur l’affaire de New York, François Patriat. L’ex-premier secrétaire a également le soutien du maire de Lyon Gérard Collomb, autre strauss-kahnien orphelin, qui a précédemment soutenu Ségolène Royal.

Par ailleurs, le courant Espoir à gauche, animé par Vincent Peillon et François Rebsamen, a voté à la quasi-unanimité pour le soutien à François Hollande. Parmi les membres de ce courant, émanation de la motion de Ségolène Royal au congrès de Reims, on trouve Julien Dray, Aurélie Filipetti et Patrick Menucci.

Si François Hollande ne peut que se féliciter d’engranger ses soutiens, il est le premier à souligner qu’une primaire, ça n’a rien à voir avec un congrès et que les courants et renforts d’éléphants n’auront aucune incidence sur le scrutin. Car ce qui importe, c’est «le lien créé avec les Français», souligne-t-il souvent.