Primaires PS: DSK ne sera sûrement pas candidat

PRESIDENTIELLE L'entourage des candidats ne croit pas à un retour de Dominique Strauss-Kahn...

Matthieu Goar

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Dominique Strauss-Kahn devant sa maison de New York le 2 juillet 2011, tout juste après sa libération sur parole.
Dominique Strauss-Kahn devant sa maison de New York le 2 juillet 2011, tout juste après sa libération sur parole. — DAVID KARP/AP/SIPA

Bien sûr, ils sont prêts à s’adapter à son retour. D’autant plus qu’ils n’y croient pas trop. Ce lundi, les dirigeants socialistes ont continué à laisser ouverte la porte à Dominique Strauss-Kahn. «Si, après le 13 juillet [la date de clôture des inscriptions aux primaires], il exprimait le désir de vouloir s’inscrire dans le processus des primaires, personne ne lui opposerait une quelconque procédure», a ainsi déclaré Benoît Hamon, porte-parole du PS. Avant d’ajouter aussitôt: «Cette hypothèse (de son retour) est la plus faible. Quand on a vécu une épreuve comme celle-là, ce n’est pas la chose à laquelle on pense immédiatement.»

DSK n’aurait pas envie

Si les dirigeants du PS parlent aussi franchement, c’est que DSK lui-même aurait fait passer des messages à ses interlocuteurs ce week-end. Notamment à Martine Aubry. «Il leur a expliqué que la primaire est loin de ses préoccupations», explique un proche de la maire de Lille.

Jean-Christophe Cambadélis a également affirmé sur France Inter que DSK ne lui avait passé aucun message «lui demandant de parler pour rouvrir les dates de candidatures aux primaires».  Autant de signes qui montrent que Strauss-Kahn aurait définitivement fait son deuil des primaires socialistes, alors que le processus judiciaire amenant un non-lieu pourrait s’accélérer cette semaine.

Des conditions pas réunies

«Pour revenir, il faut qu’il en ait envie, ensuite que les Français le désirent et au final la première condition est liée à la seconde», lâche François Patriat, président de la région Bourgogne et partisan de DSK qui a rejoint la campagne de François Hollande. Et ces conditions ne semblent pour le moment pas réunies. Selon un sondage Ipsossondage Ipsos pour Le Point, réalisé les 1er et 2 juillet auprès de 956 personnes, 51% des Français estiment que Dominique Strauss-Kahn n’a pas d’avenir politique"> pour Le Point, réalisé les 1er et 2 juillet auprès de 956 personnes, 51% des Français estiment que Dominique Strauss-Kahn n’a pas d’avenir politique.

Un retour d’autant plus problématique si l’on ajoute la plainte qui devrait être déposée mardi en France par Tristane Banon.  «Cela ne l’empêchera pas de rejoindre plus tard un des candidats pour apporter ses compétences» espère un dirigeant du PS qui roule pour Aubry. Impossible, répondent ses partisans qui conservent un mince espoir. «Un retour est possible mais les ingrédients à réunir sont très très nombreux», explique Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère. Mais après tout, la situation est au sens propre extraordinaire depuis le début.»