Retour de DSK dans les primaires PS: L'hypothèse «la plus faible» selon Hamon

RÉACTIONS es dernières déclarations après les nouveaux rebondissements dans l'affaire DSK...

J. M. avec Reuters

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Benoît Hamon sur le plateau du Club LCI, le 28 juin 2011.
Benoît Hamon sur le plateau du Club LCI, le 28 juin 2011. — IBO/SIPA

Il n’y croit pas mais n’a rien contre. Benoît Hamon a jugé ce lundi matin qu’il y a très peu de chance de voir Dominique Strauss-Kahn revenir dans la course aux primaires socialistes malgré les derniers rebondissements dans la procédure judiciaire dont il est l’objet. «Je pense que cette hypothèse est la plus faible», a en effet estimé le porte-parole du PS.

«Il faut arrêter de lui mettre la pression»

Nous ne pouvons pas conditionner ce calendrier (des primaires) avec le calendrier judiciaire américain, a poursuivi Benoît Hamon. Mais s'il voulait venir après le 13 juillet, personne ne lui opposerait une quelconque procédure.» Mais selon lui, la question n’est pas d’actualité. «Laissons Dominique Strauss-Kahn respirer et prendre la parole quand il aura envie de parler», a-t-il tranché.

«Il faut le laisser tranquille. Il a d’autres priorités compte tenu de ce qu’il vit aujourd’hui. Il doit prendre son temps. Il faut arrêter de lui mettre la pression», a demandé de son côté Ségolène Royal ce lundi matin sur Europe 1.

«Il est sans aucun doute touché, jusqu'à quel point?»

Même son de cloche de côté de Pierre Moscovici, qui a réclamé du temps sur France Info. «Sa vie et sa carrière se sont brisées d'un coup. Il est sans aucun doute touché, jusqu'à quel point? Quel sera son désir de politique? Laissons le temps judiciaire s'écouler, puis le temps de récupérer de cette épreuve», a commenté le député PS, notant au passage l'attitude «mesquine, sans aucuns classe» de l'UMP dans cette affaire.

«Nous sommes encore dans le temps judiciaire. Il n'y a pas eu de la part d'un tribunal la reconnaissance de l'innocence que je souhaite de Dominique Strauss-Kahn. N'allons pas encore plus vite que ce que des informations encore partielles nous révèlent», a pondéré François Hollande. «Je suis plus que jamais un candidat normal dans une période exceptionnelle», a conclu le député de Corrèze.

Enfin, un proche de Martine Aubry, qui a requis l'anonymat, estime que «Non, il ne participera sans doute pas aux primaires. Il a fait passer des signes dans ce sens-là à des dirigeants du PS».