Jean Arthuis: «L'indépendance» comme condition du rassemblement des centres

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud

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JDD/SIPA

Indépendant: Jean Arthuis, président l'Alliance centriste, a décidé ce samedi lors d’un rassemblement de ne pas rejoindre, «pour l’instant», la confédération des centres menée par Jean-Louis Borloo et Hervé Morin.

Que signifie votre position, qui consiste à ne pas rallier la confédération de Jean-Louis Borloo?

Notre positionnement est le rassemblement des centristes, constitué au lendemain des déconvenues de 2007. Nous nous efforçons d’être le catalyseur de tous les centristes. Mais cela doit se faire à trois conditions: nous tenons à notre indépendance, notamment hors de l’UMP, notre positionnement est le centre, et nous sommes ouverts à tous les centristes. Aujourd’hui, nous estimons que ces conditions sont partiellement remplies dans la confédération de Jean-Louis Borloo, et qu’il existe encore des ambiguïtés.

Vous appelez au rassemblement, mais le centre, aujourd’hui, semble être divisé dans une bataille d’egos entre Jean-Louis Borloo et François Bayrou

La candidature à la présidentielle n’est pas un championnat d’ego. Nous appelons à la fin des querelles, à réaliser un travail de fond, et surtout à des réformes…

Vos détracteurs disent que les centristes ne parlent que de fiscalité et de finances, que répondez-vous ?

C’est faux, nous parlons aussi d’autres sujets, comme la politique sociale. Mais n’oublions pas qu’il faut aussi savoir comment financer ces mesures. Contrairement à d’autres, nous sommes dans la fin de l’illusionnisme.