Afghanistan: Longuet évoque un retrait total des soldats français pour 2013

DEFENSE La décision de la France de s'aligner sur les Etats-Unis fait réagir la classe politique...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le ministre de la Défense Gérard Longuet, le 14 avril 2011 en Moselle
Le ministre de la Défense Gérard Longuet, le 14 avril 2011 en Moselle — POL EMILE/SIPA

Après l'annonce par le président américain Barack Obama du retrait de 33.000 soldats américains d'ici à septembre 2012 en Afghanistan, l'Elysée a annoncé, ce jeudi matin, un «retrait progressif» des renforts français envoyés dans le pays, «de manière proportionnelle et dans un calendrier comparable au retrait des renforts américains».

Sur les 4.000 soldats français en Afghanistan, soixante-deux ont trouvé la mort depuis 2001. L'année 2011 a mal débuté, avec la mort de neuf soldats.

«Une transition totale en 2014»

Pour le ministre de la Défense Gérard Longuet, tous les soldats français pourraient être partis en 2013. Au micro de France info ce jeudi, il a estimé que la transition avec les forces afghanes pouvait intervenir avec une année d’avance sur les prévisions, soit en 2013 plutôt qu’en 2014.

«Nous ne pouvons pas dire “ce sera à tel endroit, tel type de force” car nous n’avons pas d’informations à donner à ceux qui restent nos adversaires, les talibans. En revanche, ce sera significatif sur l’année 2011, et nous aurons en 2012 la concrétisation de ce mouvement (…) L’accord de la coalition, c’était une transition totale en 2014» a affirmé Gérard Longuet.

Du côté du PS

Après Ségolène Royal, qui a indiqué un «revirement» de Nicolas Sarkozy, assurant toutefois que cela va «dans le bon sens», le député Pierre Moscovici a estimé, sur Europe 1, que ce retrait français représentait un «aveu d'échec et de faiblesse de Nicolas Sarkozy».

Regrettant «une attitude très suiviste», le socialiste a estimé que «la France est engagée à contretemps, beaucoup trop, dans des missions qui, au fond, je crois, n'étaient pas justes parce que c'est un problème politique et on en a fait un problème militaire parce que les Etats-Unis, en l'occurrence George Bush, l'avaient voulu».