Primaire PS: Ayrault va porter plainte en diffamation contre l'UMP

JUSTICE Après la diffusion d'un tract sur les modalités d'organisation de la primaire qui le met en cause...

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Le président des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, demande l'ouverture d'une nouvelle mission d'information sur l'attentat de Karachi, dans une lettre adressée lundi à Bernard Accoyer.
Le président des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, demande l'ouverture d'une nouvelle mission d'information sur l'attentat de Karachi, dans une lettre adressée lundi à Bernard Accoyer. — Stephane de Sakutin afp.com

La bataille entre l'UMP et le PS sur les primaires vire l'aigre. Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a annoncé jeudi à l'AFP avoir décidé de porter plainte en diffamation contre l'UMP après la diffusion d'un tract sur les modalités d'organisation de la primaire PS qui le met directement en cause.

«J'ai donné consigne de poursuivre en diffamation l'UMP et tous ceux qui reprendraient à leur compte ces accusations selon lesquelles il y aurait un fichier», a-t-il déclaré à l'AFP.

«Un procédé pitoyable»

«Politiquement, c'est un procédé pitoyable qui discrédite ceux qui le pratiquent», a-t-il ajouté.

«On sait que le candidat de l'UMP sera désigné par lui-même. Les socialistes ont décidé, eux, de donner aux Français qui le souhaitent, la possibilité de choisir le candidat du Parti socialiste. Au-delà de la riposte qui est moralement nécessaire, j'en profite pour appeler les Français à venir massivement voter à ces primaires socialistes», a plaidé le député-maire de Nantes.

«Une primaire réussie sera, a-t-il ajouté, la première étape de l'alternance et je comprends pourquoi l'UMP met tant d'ardeur jusqu'à utiliser la calomnie pour discréditer cette procédure».

L'UMP met en cause une lettre d'Ayrault en 2007

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a dévoilé mercredi un tract ayant pour slogan «primaires du PS = fichage politique».

Dans ce tract, l'UMP s'attaque à Jean-Marc Ayrault en rapportant une lettre qu'il avait envoyée aux militants socialistes nantais en novembre 2007, leur demandant «un état des lieux des quartiers correspondant au bureau de vote pour lequel vous aurez décidé d'être le référent», et leur suggérant entre autres d'indiquer la «présence (...) d'opposants notoires à la municipalité».

A l'époque, Jean-Marc Ayrault, en campagne pour les municipales à Nantes, avait admis que «la formule retenue (était) maladroite».