Ministre et partouze pédophile: Luc Ferry va devoir témoigner dans les prochains jours

POLEMIQUE Le philosophe avait évoqué une «partouze avec des petits garçons» impliquant un ancien ministre...

C. F. avec Reuters

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Luc Ferry, ex-ministre de l'Education, lors d'un séminaire UMP sur la mondialisation le 21 mai 2011 à Paris.
Luc Ferry, ex-ministre de l'Education, lors d'un séminaire UMP sur la mondialisation le 21 mai 2011 à Paris. — WITT/SIPA

Dernière info: Luc Ferry sera entendu comme témoin par la police dans les prochains jours, annonce Le Figaro, citant une source proche de l'enquête. Son audition aura lieu «dans les jours prochains, en concertation avec lui», a dit cette source, sans fournir de date précise.

La justice s'en mêle. Le parquet de Paris a annoncé ce mercredi l'ouverture d'une enquête préliminaire sur les allégations de Luc Ferry. Sur le plateau du «Grand Journal» de Canal , lundi soir, l’ancien ministre de l’Education a en effet évoqué l’histoire d’«un ancien ministre qui s’est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons» il y a quelques années.

La brigade de protection des mineurs devra entendre Luc Ferry, et «lui faire préciser ses allégations», a précisé la porte-parole du parquet.

Polémique à droite

Ces déclarations, faites dans le cadre de l'omerta des médias sur la vie privée des hommes politiques, ont créé une vive polémique. Plusieurs personnalités de droite, telles que Rachida Dati, ex-Garde des Sceaux ou Dominique Paillé, ex-porte parole de l'UMP, ont sommé Luc Ferry de «dénoncer les faits et indiquer de qui il s’agit».

Le philosophe a précisé sa pensée ce mercredi sur LCI, en soulignant le fait qu’il s’est contenté de citer un article du Figaro Magazine. «Je n’en aurais jamais parlé s’il n’y avait pas eu ce papier du Figaro qui raconte toute l’histoire très en détail», assure l’ex-ministre. Mais pour lui, tout le monde était au courant de cette affaire, et il n’a fait qu’expliquer que dans ce genre de situations, «nous savons un certain nombre de choses qui sont crédibles, mais nous ne pouvons pas le dire parce que nous n’avons pas de preuves. Et quand on n’a pas de preuves, on ferme sa gueule».

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