Nadine Morano à la vendeuse licenciée: «Lorsqu'on a la chance d'avoir un emploi, il faut s'en montrer digne»

POLÉMIQUE a ministre estime que la jeune femme «essaie de se victimiser» et l'invite à «assumer» sa «bêtise»...

E.O.

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Nadine Morano.
Nadine Morano. — CHAMUSSY / SIPA

Nadine Morano dégaine une nouvelle fois.  Dans une interview parue ce mercredi dans l’Est républicain, la ministre accable la vendeuse récemment renvoyée du Printemps de Nancy à cause d’une phrase jugée déplacée.

«Lorsqu’on a la chance d’avoir un emploi, il faut s’en montrer digne», lance t-elle à l’adresse d’Albane, qui a perdu son travail après avoir tenu des paroles controversées en présence de la ministre.

«On ne sait plus quoi faire pour se taper un ministre»

En avril dernier, Nadine Morano se rend au Printemps pour une séance de shopping accompagnée de sa fille et d’un garde du corps.  Albane, vendeuse au rayon Kookaï, discute avec ses collègues au sujet du gabarit de cet homme et leur déclare : «Pour se mesurer à lui, il faut d’abord  casser la gueule à Nadine Morano». Une boutade selon la vendeuse, mais une menace d’après la ministre, qui a tout entendu.

«Aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire pour se taper un ministre», dénonce la ministre, qui prétend que la jeune femme «essaie de se victimiser» alors que -selon elle – la vendeuse a «hurlé : Il y a Nadine Morano dans le magasin, si quelqu’un veut aller lui casser la gueule».

Une histoire qui «ne grandit pas la vendeuse»

«Je n’ai pas demandé à ce qu’elle soit virée», précise cependant la ministre qui indique «n’être en rien responsable de la suite». Mais «elle a fait une bêtise, qu’elle l’assume!» s’exclame l’ancienne députée, estimant que cette histoire «ne grandit pas» la vendeuse.

Albane, elle, reconnaît son erreur mais assure – également dans une interview à l’Est républicain – que la femme politique a souhaité son licenciement, malgré les excuses qu’elle a immédiatement formulées. «Je veux des suites», aurait d’après elle exigé Nadine Morano, en sortant du magasin.

La ministre de l’Apprentissage et de la Formation admet n’avoir pas répondu à une lettre, envoyée par un médiateur pour tenter de trouver une solution et éviter le licenciement de vendeuse. «J’ai assez perdu de temps avec cette histoire», conclut Nadine Morano. Une opinion cette fois partagée par Albane: La jeune femme a décidé de ne pas engager une procédure aux prud’hommes et espère retrouver un travail au plus vite.