Partouze pédophile d'un ministre: Dominique Paillé estime que Luc Ferry doit «dire qui» il vise

POLÉMIQUE 'ancien ministre de l'Education est sommé d'«assumer» ses propos jugés «déplorables»...

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Le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé à une conférence de presse à Paris, le 15 novembre 2010
Le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé à une conférence de presse à Paris, le 15 novembre 2010 — Charles Platiau / Reuters

Dominique Paillé, vice-président du Parti radical, a jugé ce mercredi «déplorables» les propos de Luc Ferry accusant un ancien ministre de pédophilie sans le nommer, estimant qu'il «doit s'expliquer», avoir «le courage de dire qui (il vise) et d'assumer». Lundi soir sur Canal+, Luc Ferry, ancien ministre de l'Education, a affirmé sans le nommer qu'un «ancien ministre» s'était «fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons», assurant tenir cela des «plus hautes autorités de l'Etat».

«Je trouve déplorables ce genre de propos», a déclaré Dominique Paillé sur Canal+. «On ne peut pas laisser des mots comme cela lancés à la cantonade, des accusations aussi graves, même si elles sont sous couvert d'anonymat», a ajouté l'ex-porte-parole de l'UMP. Selon lui, Luc Ferry maintenant «doit s'expliquer». «Quand on assène de telles affirmations, fondées ou non, on a le courage de les assumer». «Le courage c'est de dire qui et d'assumer», a-t-il insisté.

«On salit un peu tout»

«Si les faits sont avérés, Luc Ferry le dit et il prend ses responsabilités, la responsabilité d'ailleurs d'être traduit en justice par l'intéressé potentiel. Si les faits ne sont pas avérés, s'il n'était pas témoin, alors je ne vois pas pourquoi il tient des propos de cette nature», a estimé Dominique Paillé. «Je pense qu'on s'aventure sur des chemins qui seront dramatiques pour tout le monde et que, à force de déballages de cette nature, on salit un peu tout: la République et la démocratie d'une manière générale et sans doute beaucoup d'individus en particulier», a-t-il aussi lancé.

«On ne reviendra plus à la méthode d'avant, malheureusement, celle qui garantissait une certaine quiétude pour ce qui concerne la vie privée des hommes publics», a-t-il regretté. Selon Dominique Paillé, «on est dans un système totalement déséquilibré. Le balancier de l'omerta passe au déballage» et «il va falloir que très vite nous puissions le faire revenir à un point médian qui est le point de la justice».