Georges Tron sonné après sa démission

GOUVERNEMENT Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique clame son innocence, son ministre de tutelle, François Baroin, reprend ses attributions...

Alexandre Sulzer

— 

Georges Tron.
Georges Tron. — T. CAMUS / AP / SIPA

L'annonce était attendue, elle est tombée dimanche à 13h49 par un communiqué de Matignon. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, accusé par deux anciennes collaboratrices de la mairie de Draveil (Essonne) d'abus sexuels, a présenté sa démission du gouvernement. Il a immédiatement été remplacé par François Baroin, le ministre de tutelle. Sans doute de façon provisoire puisque ce dernier est pressenti pour remplacer Christine Lagarde à Bercy si celle-ci était amenée à diriger le FMI.

«Nos concitoyens peuvent me considérer comme coupable»

Dans une lettre au président de la République, Georges Tron se dit innocent, mais note que les accusations portées contre lui «ont reçu un tel écho dans les médias que nos concitoyens peuvent me considérer comme coupable avant que mes droits aient pu commencer à être mis en œuvre». Selon le JDD, il avait déjà eu un «problème personnel» avec une commissaire de police de sa ville.

Contacté par 20 Minutes, le secrétaire d'Etat, visiblement excédé, a refusé de commenter davantage l'affaire. «Sa démission était probable dès lors qu'il n'arrivait pas à prouver son innocence et à sortir de son histoire, lâche un ministre. Si l'affaire DSK permet aux femmes victimes d'abus sexuels de libérer leur parole, tant mieux!», poursuit ce membre du gouvernement, qui met en garde toutefois: «Ne commençons pas à considérer qu'il n'y a que des violeurs dans le monde politique!»