Pour Alain Juppé, Georges Tron «a fait le bon choix»

POLITIQUE Le secrétaire d’État a annoncé un peu plus tôt dans la journée sa démission du gouvernement...

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J.P. CLATOT / AFP

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, qui avait invité Georges Tron à quitter le gouvernement dimanche sur Canal+, a estimé juste après sa démission que le secrétaire d'Etat «a pris la bonne décision».

Un peu plus tôt dans la même émission, le ministre des Affaires étrangères avait déclaré: «Pour l'instant, il est présumé innocent». «Pour le reste, c'est une question d'éthique personnelle. Je n'ai pas de leçon à donner, mais il y a des moments où il faut savoir prendre ses responsabilités soi-même", avait poursuivi Alain Juppé.

«Quand on est au gouvernement, on doit être au-dessus de tout soupçon, plus que dans n'importe quelle autre fonction», avait ajouté le ministre des Affaires étrangères, qui réagissait aux informations du Journal du Dimanche, qui affirmait que la démission de Georges Tron devrait intervenir dans la journée.

Cette information avait été démentie par son entourage, qui avait affirmé à l'AFP que le secrétaire d'Etat ne quitterait ses fonctions qu'à la demande du Premier ministre ou du président de la République.

Enquête ouverte cette semaine

Une enquête a été ouverte cette semaine après les accusations de deux anciennes employées municipales de Draveil, dont Georges Tron est le maire, qui affirment avoir été agressées sexuellement par le secrétaire d'Etat. Ces femmes, âgées de 34 et 36 ans, ont maintenu leurs accusations jeudi devant les enquêteurs.

Alain Juppé a par ailleurs évoqué l'autre affaire qui secoue la classe politique: l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, accusé par la justice américaine de tentative de viol sur une employée d'un hôtel. «C'est d'abord un drame humain pour la victime, dont la vie sera quoi qu'il arrive bouleversée, sans doute aussi pour la famille de Dominique Strauss-Kahn», a déclaré Alain Juppé.

«C'est également un séisme politique, d'abord pour le Parti socialiste On va voir comment il traite la chose sur la durée», a estimé Alain Juppé. Le ministre a aussi dénoncé «l'extravagance médiatique» autour de l'affaire DSK et «le voyeurisme qui dépasse toutes les limites».