Confédération: Bockel appelle ses "camarades socialistes" à le rejoindre

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Le président de la Gauche Moderne, Jean-Marie Bockel, ancien socialiste rallié à la majorité présidentielle, a appelé samedi "camarades socialistes" à le rejoindre dans la nouvelle Confédération des centres qui, dit-il, portera un projet dont ils "pourront être fiers"

"J'ai envie de dire à tous mes amis de gauche, à mes camarades socialistes, à eux que j'ai si souvent fréquentés, appréciés et aimés tout au long de ma vie publique à Mulhouse et en France: rejoignez-nous!", a lancé le sénateur en clôture de la convention nationale de son parti.

La Gauche Moderne a approuvé son adhésion à la Confédération des centres qui comprend également le Nouveau Centre d'Hervé Morin, le Parti radical de Jean-Louis Borloo et la Convention démocrate d'Hervé de Charette.

Un grand meeting fondateur de la nouvelle alliance devrait avoir lieu "la dernière semaine de juin", selon M. Bockel, qui a précisé qu'il pourrait se tenir à Epinay, commune de Seine-Saint-Denis qui a déjà accueilli en 1971 le congrès d'unification des socialistes.

Après avoir expliqué que son parti n'était "pas devenu centriste" mais restait à gauche, "avec pour héritage Jaurès, Blum et même, pour bien des choses, François Mitterrand", M. Bockel a dit vouloir avec ses amis fonder "une aventure tout à fait inédite dans l'histoire politique française".

"Nous ne serons pas la caution de gauche de l'Alliance, nous en serons l'aiguillon", a-t-il lancé en disant vouloir "sortir de la fausse alternative (...) qui sert de ligne de partage à la vie politique française depuis trop longtemps déjà".

"Le projet que nos candidats incarneront à l'élection présidentielle, puis aux élections législatives, ce projet-là, une femme ou un homme de gauche pourront en être fiers!", a avancé M. Bockel en déclinant certaines priorités de la nouvelle alliance: lutte contre les inégalités, revalorisation du travail, lutte contre les discriminations.

"C'est un programme de progrès. Au fond, c'est ça la gauche", a-t-il lancé en s'adressant plus précisément aux socialistes de centre-gauche orphelin de Dominique Strauss-Khan.

"DSK aurait pu incarner une espérance nouvelle pour la gauche. Le parti socialiste a tourné cette page-là. Il l'a fait vite, pressé de mettre à nouveau en route la machine à perdre les élections. Rien ne changera car le PS est enferré dans les conservatismes de tous ordres", a-t-il fait valoir.

"Alors, oui, camarades, vous tous qui voulez changer la gauche, rejoignez-nous. Et créons ensemble la force politique nouvelle dont le pays a besoin", a-t-il insisté.