Affaire DSK: «Oui, j'aime les femmes… et alors?»

C. F.

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Dominique Strauss-Kahn, lors d'une visite à Paris en février 2011.
Dominique Strauss-Kahn, lors d'une visite à Paris en février 2011. — MEIGNEUX / SIPA

Alors que Dominique Strauss-Kahn est inculpé pour agression sexuelle à New York, Libération rend compte dans son édition de lundi d’une rencontre avec le patron du Fonds monétaire international (FMI) le 28 avril à Paris. Ces propos rapportés prennent une étrange résonnance dans le contexte actuel. Selon les journalistes du quotidien, le potentiel candidat aux primaires socialistes s’était montré particulièrement paranoïaque, affirmant redouter les «mauvais coups» de Guéant, le ministre de l’Intérieur et se sentant surveillé.  

«Depuis des années, on parle de photos de partouzes géantes»

Prêt à entrer en campagne, selon Libération, DSK citait les trois principales difficultés à surmonter pour lui: «Le fric, les femmes et ma judéité.» Et de poursuivre: «Oui, j’aime les femmes… Et alors? (…) Depuis des années, on parle de photos de partouzes géantes, mais je n’ai jamais rien vu sortir… Alors qu’ils les montrent!» L’ancien maire de Sarcelles raconte alors une scène où il se serait retrouvé dans une pissotière avec Nicolas Sarkozy lors d’un sommet international. Il lui aurait demandé d’arrêter de le salir sa vie privée.

Pour finir, DSK décrit le scénario d’«une femme [qu’il aurait] violée dans un parking et à qui on promettrait 500.000 euros ou un million d’euros pour inventer une telle histoire…» Quelques heures plus tard, le patron du FMI et son épouse étaient photographiés en train de monter dans une Porsche, provoquant la polémique que l’on connaît.

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