François Fillon: «Les résultats, on est en train de les avoir»

POLITIQUE Interviewé sur TF1, François Fillon a dressé un bilan favorable des actions du gouvernement en cours...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le Premier ministre Francois Fillon  sur le plateau de l'émission de TF1 «Parole directe» à Boulogne-Billancourt le 12 mai 2011.
Le Premier ministre Francois Fillon sur le plateau de l'émission de TF1 «Parole directe» à Boulogne-Billancourt le 12 mai 2011. — B. LANGLOIS/AFP PHOTO

Garder le cap. François Fillon, interrogé sur TF1 pour son nouveau rendez-vous politique «Parole directe» ce jeudi soir, a balayé durant une vingtaine de minutes les sujets d’actualité, et dressé un bilan favorable des actions en cours du gouvernement.

Le Premier ministre a annoncé que le pays a enregistré au premier trimestre une croissance économique supérieure à 0,8%, au-delà aux attentes. «Parce que les résultats, on est en train de les avoir. On va annoncer demain des résultats de croissance qui sont nettement supérieurs à ceux de nos voisins», a-t-il ajouté.

Sur la récente sortie de Laurent Wauquiez sur le RSA, le chef du gouvernement a affirmé sa proximité avec le ministre des Affaires européennes, déclarant «je l'aime bien, c'est quelqu'un qui est proche de moi». Il a néanmoins jugé qu’un ministre «ne doit pas s’exprimer de manière aussi catégorique», mais que désormais, «le sujet est clos». François Fillon a néanmoins annoncé que «dans le mois, il y aura une évaluation du RSA».

Limiter les candidatures pour préserver celle de Nicolas Sarkozy 

Réaffirmant le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, il a ensuite déclaré que le gouvernement «n’avait pas de baguette magique pour le pouvoir d’achat» des Français en période de crise. 

Interrogé sur les immigrés tunisiens, le chef du gouvernement a indiqué que «la Tunisie a besoin de ses enfants pour se reconstruire», avant d’ajouter que «nous voulons ramener en Tunisie ceux qui sont entrés illégalement». Quant à l’immigration légale, que le ministre Claude Guéant a récemment souhaité voir diminuer, François Fillon a déclaré que l’immigration doit être «adaptée en permanence aux besoins de la France».  

Interrogé ensuite sur la tentative de sécession des centristes de l’UMP, François Fillon a jugé que «les centristes et Jean-Louis Borloo ont toute leur place dans la majorité». Redoutant qu’il y ait «trop de candidatures» pour l’élection présidentielle de 2012, il a lancé un appel aux Radicaux, expliquant qu’une «candidature d’opposition n’aurait pas de sens». 

Sur Dominique Strauss-Kahn, probable candidat socialiste à la présidentielle, François Fillon a souhaité qu’il aille «jusqu'au bout» de son mandat à la tête du Fonds monétaire international (FMI), ajoutant «mais après c'est son choix, ce n'est pas le mien». 

Jugeant le Front national comme un «parti légal» mais «extrémiste», le Premier ministre a enfin souhaité que Nicolas Sarkozy se présente à l’élection de 2012, estimant que «la France a trop souvent changé de cap, on a besoin de continuité».