Des propositions sur les banlieues pour les candidats à la présidentielle

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Une liste de propositions sur la question des banlieues a été dressée à l'intention des candidats à l'élection présidentielle de 2012, lors d'un colloque organisé samedi en Gironde par l'association Quartier Sans Cible jugeant ce "thème prioritaire" pour la campagne électorale.

"On ne peut pas, comme après les émeutes de 2005, se contenter de remettre le couvercle sur la marmite qui bout, prête à exploser, en attendant qu'elle explose à nouveau", a déclaré le député-maire EELV Noël Mamère qui accueillait cette rencontre dans sa ville de Bègles.

"De nouveaux ghettos sont en train de se former, a-t-il dit devant une soixantaine de personnes, on ne peut pas gommer la question des banlieues, des discriminations, des ségrégations, il faut s'attaquer aux racines de ce mal français", jugeant que c'est "la responsabilité de la gauche".

Au cours des débats dédiés à Zyed et Bouna, les deux adolescents décédés en 2005 à Clichy-sous-Bois, des jeunes ont parlé de leurs difficultés tandis que des élus locaux, souvent issus de quartiers sensibles, faisaient part de leur expérience.

"Pour s'en sortir, il faut refuser de s'inscrire dans le moule qu'on a construit pour les jeunes des banlieues. On a construit des prisons, des foyers, on ne veut de nous que dans certains endroits", a déclaré Daouda Diakaté, un jeune de 27 ans d'origine sénégalaise devenu comédien.

Mohamed Amanissi, sportif de haut niveau de 30 ans d'origine marocaine, a dénoncé le "malaise" des jeunes qui accumulent les contrats précaires quand ils ne sont pas au chômage et se heurtent au refus des banquiers quand ils veulent se lancer.