Ségolène Royal préconise un «crédit social gratuit» pour lutter contre le surendettement

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Ségolène Royal, candidate à la primaire PS pour 2012, a préconisé ce jeudi plusieurs mesures pour lutter contre le surendettement, notamment «un crédit social gratuit» permettant à des familles ou des petits retraités de faire face à «un coup dur».

Contre le surendettement, «il faut faire trois choses», a déclaré Ségolène Royal sur RMC et BFM-TV : «D'abord interdire les publicités quasi mensongères», ensuite «faire en sorte que les banques ne puissent plus prendre de taux d'intérêts sur les découverts bancaires lorsque dans les 15 premiers jours du mois, les comptes ont été en excédent».

«L'Etat doit agir et imposer des règles justes»

«Est-ce qu'il est juste que les banques ne rémunèrent pas un compte en excédent et frappent avec des taux d'intérêts très lourds» en cas de compte débiteur, s'est-elle interrogée. Selon elle, il faut «égaliser sur la durée de l'année les périodes créditrices et les périodes débitrices et ne pas avoir l'autorisation de prendre des taux d'intérêts lorsque les choses se neutralisent».

«Enfin, je crois qu'il faut créer du crédit social gratuit», a prôné Ségolène Royal affirmant avoir mis en œuvre dans sa région de Poitou-Charentes «un crédit gratuit jusqu'à 4.000 euros qui permet aux familles, aux petits retraités» de faire face à «un coup dur». «Ce que j'observe, c'est que souvent ce sont les gens les plus modestes qui sont les plus sourcilleux dans le bon remboursement de leurs emprunts» alors que «les riches peuvent toujours négocier avec leurs banques», a-t-elle fait valoir.

Concernant le volet consommation, «il faut d'abord lutter contre la hausse des prix», a-t-elle affirmé demandant «que la hausse du prix de l'énergie soit gelée, que la hausse du prix de l'essence soit stoppée». Ségolène Royal a aussi de nouveau réclamé le blocage des prix «de 50 produits alimentaires et d'entretien de première nécessité».

Selon Ségolène Royal, «l'Etat doit agir et imposer des règles justes à la société dans laquelle nous vivons».